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Canicule
448
Date de parution: 
02/05/2018
EAN : 
9782253086246
Editeur d'origine: 
Kero

Canicule

Renaud Bombard (Traducteur)

8,20€

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Détails
Thème 
Collection  
Kiewarra. Petite communauté rurale du sud-est de l’Australie. Écrasée par le soleil, terrassée par une sécheresse sans précédent. Son bétail émacié. Ses fermiers désespérés. Désespérés au point de tuer femme et enfant, et de retourner l’arme contre soi-même  ? C’est ce qui est arrivé à Luke Hadler, et Aaron Falk, son ami d’enfance, n’a aucune raison d’en douter. S’il n’y avait pas ces quelques mots reçus par la poste : Luke a menti. Tu as menti. Sois présent aux funérailles... Les blessures de son départ précipité de Kiewarra sont encore à vif, mais Aaron a une dette, et quelqu’un a décidé que le moment est venu de la payer.

Thriller au suspense psychologique torride, Canicule nous enlise dans une communauté à la mentalité aussi aride que la sécheresse qui l’accable. François Lestavel, Paris Match.

C’est toute une ambiance, mélange de western et de roman d’initiation, que Jane Harper livre avec doigté. Marianne Payot, L’Express Styles.

Traduit de l’anglais (Australie) par Renaud Bombard.
British Books of the Year
2018

Les coups de coeur des libraires

Un premier roman parfaitement maîtrisé.

 CHRISTINE LECHAPT, de la Librairie Le Carré des Mots, à Toulon vous conseille : 
 
Cette année-là, la petite bourgade australienne de Kiewarra connaît une sécheresse sans précédents, au point que certains fermiers en viennent à commettre l’irréparable. C’est le cas de Luke Hadler qui a tué sa femme et son fils avant de se donner la mort. Aaron Falk, enquêteur à la police fédérale de Melbourne, revient en ville pour les funérailles de son ami d’enfance qu’il a plus ou moins perdu de vue. Le soir de l’enterrement, le père de Luke, persuadé que son fils est incapable de commettre un acte aussi monstrueux, convainc Aaron de mener l’enquête. Sauf que celui-ci a un lourd passé avec la petite ville de Kiewarra et qu’il est très loin d’y être le bienvenu. Bien malgré lui, il va donc fouiller dans le passé de son ami, déterrant au passage de bien douloureux souvenirs.
Oscillant entre passé et présent, Jane Harper tient en haleine le lecteur dès la première ligne grâce à des personnages attachants et à un climat pesant.
Un vrai régal !

Les derniers avis

3
Blogueur

Jane Harper se concentre principalement dans ce récit sur la communauté qui doit survivre, désespérée, hargneuse, prête à tout pour résister. L’auteure retransmet d’ailleurs parfaitement l’ambiance de certains villages à travers le monde, où si l’on n'est pas né à cet endroit, on restera à jamais un étranger. Et pour ceux qui y sont nés, tout le monde connaît les secrets des autres, sans pour autant en parler. Un mal qui pèse sur la communauté entière.

Impossible donc, pour ceux qui y habitent comme pour ceux qui y reviennent, d’échapper à ce qui a pu se passer. Un conseil ? Ne pas y vivre. C’est ce qui en ressort. Au point de se demander si l’auteur n’a pas eu elle-même affaire à une communauté comme celle-ci. Ce qui expliquerait le degré de précision mais surtout l’immersion rapide du lecteur.

Il est difficile de se détacher de ce livre. Jane Harper arrive parfaitement à reproduire l’ambiance lourde, pesante, des petites communautés. Une description parfaite de l’Australie profonde (qui ressemble parfois à l’Amérique profonde), bien éloignée de ce que nous, Européens de l’Ouest, connaissent de ce pays. Un livre parfaitement écrit et criant de vérité.

3
Blogueur
Il y a ces livres qui très rapidement lors de leur lecture, vous font penser à un film. Doucement, prudemment, ce que vous lisez forme différentes images dans votre tête et très distinctement l’histoire se met en place et se déroule dans votre esprit. C’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant Canicule de Jane Harper. 
 
J’ai commencé ma lecture en conservant ma perplexité de départ, bien que l’histoire se formait dans mon esprit, je trouvais ça un peu facile. Dés le début, on est très rapidement orienté vers un dénouement mais finalement, Jane Harper arrive à faire douter son lecteur. Au fil des pages, on se sent complètement immergé dans l’histoire, se plaçant au niveau de l’enquêteur pour découvrir les nouveaux indices en même temps que lui et même a retardement parfois ce qui pousse l’intrigue à un niveau supérieur. 
 
Comme je le disais, l’intrigue est bien ficelé. Le livre est rempli de faux-semblants qui peu à peu se délie pour laisser entrevoir une once de vérité. Mais ne vous détrompez pas, Jane Harper ne vous laisse aucun répit, jusqu’à la toute fin, vous imaginez tout autre chose.
 
Jane Harper manie habillement les longueurs de son roman. Alors qu’on pourrait être rapidement ennuyé par le peu d’action, on en est pas moins surpris par sa façon de propager son suspens et de maintenir son lecteur en haleine. Les descriptions sont complètes sans l’être trop, permettant à l’imagination de parfaitement former le contexte dans votre cerveau. C’est une qualité que j’admire car on peut très facilement être noyé sous les détails de nos jours.  Entre le polar et le roman noir, pour tous les adeptes du retournement de cerveau, ce livre devrait vous plaire.
 
Une plume simple et compréhensive, Jane Harper distingue parfaitement le passé du présent, ne permettant pas au lecteur d’être étouffé entre les deux phases. 
 
Une belle découverte en matière de roman noir, je pense me pencher prochainement sur son second roman sortie aux éditions Calman-Levy.