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Hillbilly Élégie
336
Date de parution: 
12/09/2018
EAN : 
9782253091912
Editeur d'origine: 
Globe

Hillbilly Élégie

Vincent Raynaud (Traducteur)

7,70€

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Détails
Collection  

« Là où les Américains voient des Hillbillies, des rednecks ou des White trash, je vois mes voisins, mes amis, ma famille. »

Dans cet ouvrage à la fois personnel et politique, J.D. Vance raconte son enfance chaotique dans les Appalaches, cette immense région des États-Unis qui a vu l'industrie du charbon et de la métallurgie péricliter. Il décrit avec humanité et bienveillance la rude vie de ces « petits Blancs » du Midwest, ces « péquenots », que l'on dit xénophobes et qui ont voté pour Donald Trump.

Roman autobiographique, Hillbilly Élégie nous fait entendre la voix d'une classe désillusionnée et pose des questions essentielles. Comment peut-on ne pas manger à sa faim dans le pays le plus riche du monde ? Comment l'Amérique démocrate, ouvrière et digne est-elle devenue républicaine, pauvre et pleine de rancune ?

Un récit poignant, et nécessaire. Nathalie Crom, Télérama.

Une somme sur l’Amérique qui va mal. Alain Léauthier, Marianne.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Vincent Raynaud.

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À travers son histoire familiale personnelle, J. D Vance expose une étude sociologique, politiques et économique. Il développe sa théorie sur ces Hillbillies, « péquenauds blancs », agrémentée de chiffres et de données exploitées précédemment par de nombreux professionnels et d’anecdotes personnelles. Il tente de comprendre ainsi sa réussite personnelle si loin des standards, et explore l’état actuel de la rust belt, la « ceinture de rouille », au nord des Etats Unis, vaste région industrielle en plein déclin depuis les années 80.

Ce long récit aurait pu tomber dans une analyse économique fastidieuse de la région des Appalaches dont il est originaire ou une plate autobiographie mettant en avant la réussite personnelle de l’auteur, mais Hillbilly Elégie est un mélange intelligent de l’un et l’autre permettant au lecteur de comprendre les enjeux, d’appréhender la situation sociale catastrophique mais de garder à l’esprit que rien n’est joué d’avance. Il utilise de ce qu’il y a de plus pertinent dans l’un et l’autre des exercices pour en tirer le meilleur.
Cet avocat diplômé de Yale, fils d’une mère instable, accro aux drogues et d’un père qui a préféré renoncer à ses droits paternels pour refaire sa vie, tente de comprendre comment il a réussi à s’échapper de cette déchéance collective, à cet engrenage d’échecs et héritage culturel porté vers le bas cultivé par un manque de motivation certain. C’est passionnant et loin d’être si pessimiste.

Authentique et parfois dur (il n’y va d’ailleurs pas avec les dos de la cuillère pour parler des siens et de sa famille), Hillbilly Elégie a le mérite d’être sans fard et surtout sans cliché. Ça se lirait presque comme un roman s’il n’y avait pas tant de données précises pour alimenter ses propos et surtout tant d’explications économico-politiques et statistiques.

Mais, on est assez vite emporté par son texte qui a le mérite de soulever de nombreuses analyses percutantes et pertinentes et c’est d’ailleurs finalement plus pour ses informations parfaitement formulées qu’on retient ce récit. Parce que même si J. D Vance met en lumière des gens formidables, notamment des grand- parents opiniâtres qui ont tout fait pour lui inculquer le respect de la famille et l’importance des études, il est avant tout question d’une classe sociale oubliée. C’est un tableau assez sombre d’une Amérique marquée par la pauvreté, l’abus (alcool, drogue et violence), la frustration, la fainéantise et la colère mais pas exempt d’amour, de volonté, d’honneur et de bienveillance.