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La blancheur qu'on croyait éternelle
224
Date de parution: 
09/03/2016
EAN : 
9782253182665
Editeur d'origine: 
Stock

La blancheur qu'on croyait éternelle

6,60€

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Mathilde et Lucien vivent à Paris, dans le même immeuble, mais ne se connaissent pas. Pourtant, ils se ressemblent.
Il n’aime pas danser, elle n’aime pas se déguiser ; il aime les films avec Jean-Louis Trintignant, elle nourrit une passion secrète pour Romy Schneider ; il a gardé le ticket de métro du premier jour où il est allé au cinéma seul, elle a toujours dans son sac le foulard que lui a offert Julien.
Mais surtout, ils ont, depuis l’enfance, la même impression persistante de ne jamais se sentir à leur place nulle part. Ces deux sentimentaux parviendront-ils à se reconnaître dans une foule plus vraiment sentimentale ?
 
Ce deuxième roman de Virginie Carton va au-delà de la pure romance en cinémascope. Il brosse deux portraits sensibles, avec tact, pudeur, humour. C'est délicieux. Delphine Peras, L'EXPRESS.

L'auteur fait mouche avec cette comédie romantique, douce-amère, intelligente et drôle. Eliane Girard, PRIMA
 

Les derniers avis

3
Blogueur

Mathilde et Lucien sont deux rêveurs pleins d'habitudes qui gagnent à être connus mais se pensent "transparents".
Ils sont attachants, car ils nous habitent immédiatement et nous ressemblent beaucoup.
Ils ont en eux ces parties étouffées que l'on a tous/toutes, que l'on fait taire pour se fondre dans la société, mais nous font nous "retrancher" chez nous dès que possible, dans un bain, ou avec des palets bretons, un bon livre, un film que l'on connaît par coeur...
Cette solitude à laquelle on aspire autant que l'on voudrait lui tordre le cou.
Ces contradictions que l'on héberge.
Ces rencontres parfois ratées, ces places que l'on a du mal à trouver, avec ses parents, avec les copains d'école, avec des amoureux(ses)... puis les amis que l'on finit par trouver quand on arrive enfin à se faire accepter tel que l'on est.
Les passions que l'on se découvre, le cinéma, les acteurs/actrices, les scènes qui nous ont fait rêver, les chansons que l'on rêve de chanter un jour en duo (dont les références-madeleines-de-Proust dans le livre parleront à tous et toutes (et rendent nostalgique heureux :-)).

La blancheur qu'on croyait éternelle nous offre une douce réflexion sur les aléas de nos vies, les bilans que l'on fait, les souvenirs précieux ou douloureux qui nous accompagnent, le décalage que l'on ressent parfois par rapport à l'époque dans laquelle on vit, et la distance qui nous fait réaliser des évidences...
Tout cela dans une qualité d'édition et une mise en page qui méritent d'être saluées, et surtout un style juste, aéré, rythmé, drôle, nostalgique, pétillant et bienveillant.

Oui voilà, j'ai aimé ce roman parce qu'il est hyper bienveillant, touchant, et la narration m'a fait penser à la voix off d'Amélie Poulain.
Un roman frais comme une bouffée d'air qu'on lit/aspire d'une traite, et qui, une fois refermé, donne envie de re re re revoir Un homme et une femme et vite prendre sa voiture direction la plage de Deauville, avec du Souchon/Voulzy en fond sonore.
Puis, une fois sur place, de s'imaginer partir à la recherche d'une certaine chocolaterie, pour y embrasser de bons amis...

3
Blogueur

Lucien et Mathilde vont vivre en parallèle leur longue maturation à l’amour. 206 pages exactement, sur 221, au long desquelles ils se cherchent, se croisent sans se voir, lui courant après le chien perdu d’un couple totalitaire de retraités huppés, elle partant à l’aventure d’une soirée de retrouvailles "copains d’avant" qui tourne au fiasco. Lui, jouant le figurant contraint sur les rushes d’un reportage télé consacré aux bains de mer printaniers, elle prenant des bains chauds pour se laver de l’humiliation permanente infligée par son bourreau de mère. Lui, partant seul à Avignon ou dans les allées d’un jardin public, pour tenter l’aventure du théâtre ou de la drague, se prenant veste sur veste et tendant l’autre joue pour se faire battre encore ! Elle, n’osant dire au coiffeur que son blond est raté, n’osant dire à son boss qu’elle est sous-estimée, n’osant dire à ses amies qu’elle est seule à crever, n’osant dire à sa mère de la laisser respirer...

L’écriture est délicieuse comme un bon chocolat, légère comme une chantilly, ciselée comme une ganache. Fidèle à son habitude, et c’est désormais ce qui fait sa signature, Virginie Carton emprunte délibérément à la plume des auteurs-compositeurs français, ceux qu’elle a souvent côtoyés grâce à son métier de journaliste, avant de s’envoler à tire d’aile comme une tourterelle ayant décidé de se fabriquer un nouveau printemps. Elle glisse, par ci par là, comme des brindilles ou des clins d’œil, des extraits de couplets connus, des morceaux de refrains célèbres, et du coup en lisant sa prose, on se met à chanter à l’intérieur et c’est joyeux.

Les personnages, infiniment attachants, ont le bon goût de finir tout de même par s’enlacer. Mais ce n’est une surprise pour personne, pas de mauvais suspens ici : on ne déflore rien car on connaît l’issue dès la première page. "La blancheur qu’on croyait éternelle", c’est un récit limpide, qui n’existe pas par une intrigue surfaite ou d’invraisemblables rebondissements, mais par lui-même, sans fioritures, sans effets de manche.

Ce qu’on préfère justement dans ce deuxième opus de Virginie Carton, c’est de savoir où on va, et d’y aller sereinement, pleinement, avec délicatesse et sensualité, en prenant le temps de savourer chaque minute de cette lente progression d’un être vers un autre. "La blancheur qu’on croyait éternelle" ne lave pas plus blanc que blanc, il n’y a pas une once de mièvrerie dans tout ça. C’est juste un beau roman, une belle histoire.