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La Mort nomade
480
Date de parution: 
04/10/2017
Langue: 
Français
EAN : 
9782253092766
Editeur d'origine: 
Albin Michel

La Mort nomade

8,70€

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Détails
Thème 
Collection  
Usé par des années de lutte stérile contre le crime, le commissaire Yeruldelgger a quitté la police d'Oulan-Bator. Plantant sa yourte dans les immensités du désert de Gobi, il veut renouer avec les traditions de ses ancêtres. Mais sa retraite sera de courte durée.
Deux étranges cavalières vont le plonger dans une aventure sanglante qui les dépasse tous. Éventrée par les pelleteuses des multinationales, spoliée par les affairistes, ruinée par la corruption, la Mongolie des nomades et des chamanes semble avoir vendu son âme au diable.
Des steppes arides au cœur de Manhattan, du Canada à l'Australie, Ian Manook fait souffler sur le polar un vent plus noir et plus sauvage que jamais.
 
 
Une troisième enquête – la plus aboutie – chargée, comme la vie, d’une bonne dose de violence, d’humour et de sexe.  Julie Malaure, Le Point.
 
Un épisode réussi qui conclut en beauté cette trilogie alliant l’amour des mots et celui des grands espaces.  Jérôme Béalès, La Vie.

Les coups de coeur des libraires

Une enquête pas comme les autres

Brice Vauthier, de la Librairie L'Étagère à Saint-Malo, vous conseille La Mort normade de Ian Manook :

Nous avions laissé le commissaire Yeruldelgger après deux enquêtes débutant à Oulan Bator. Nous le retrouvons en plein milieu du désert de Gobi, dans ce sud mongol aride, où notre commissaire souhaite se ressourcer et vivre une retraite à la fois physique et spirituelle. Cette quête spirituelle se trouve très vite mise en péril par l'arrivée, près de sa yourte, de deux cavalières.On pourrait alors penser qu'il s'agira d'une enquête classique, avec ses meurtres et criminels bien identifiés. Nous sommes loin du compte ! Les criminels ne sont pas toujours ceux que l'on croit. Une personne "morale" (pour reprendre le jargon juridique) peut elle aussi être responsable de beaucoup de dommages. Le génie de Ian Manook réside sans doute dans sa capacité à donner à son roman des allures de thriller. La dimension écologique est certes importante, mais le besoin de spiritualité et de sagesse qu'éprouve Yeruldelgger est peut-être une quête que nous autres, Occidentaux, ressentons également... Cette enquête universaliste entraînera le lecteur aux quatre coins de la planète et lui laissera, certainement, une envie de changement.

Les derniers avis

4

Après Yeruldelgger et Les temps sauvages, Ian Manook nous propose à nouveau avec La mort nomade une plongée au cœur de la culture mongole. Comme leur des tomes précédents, Yeruldelgger, Solongo et les autres personnages sont coincés entre la force des traditions des nomades, et la puissance des multinationales qui ont pris la suite de la Russie communiste. Ces traditions sont le seul rempart qui protège encore le peuple de la déchéance, de la perte complète d’espoir…
Ces romans sont noirs, violents, comme l’est la situation du pays. Et Yeruldelgger, flic bourru qui refuse la corruption est l’emblème de cette Mongolie qui essaie encore de se battre et de résister aux envahisseurs (toute ressemblance avec Astérix… ;)). L’emblème de ces traditions nomades qui se perdent de plus en plus, diluées dans une modernité que le pays ne semblait pas prêt à accueillir.
Ce troisième opus est peut-être encore plus sombre que les précédents, si tant est que cela soit possible. Yeruldelgger n’est plus que l’ombre de lui-même. Il a perdu tous ses proches, à l’exception de Solongo. Et malgré ses sentiments, il a mis de la distance entre eux. Entre lui et le monde entier d’ailleurs.
Il se retrouve malgré lui au cœur d’une enquête qui va l’entraîner plus loin que jamais, le pousser dans ses derniers retranchements.
Le parallèle établit par l’auteur entre Yeruldelgger et son pays, la Mongolie, est terriblement et tristement réaliste. Arriveront-ils, l’un comme l’autre, à se relever des changements imposés par les si puissantes multinationales ? C’est avec ces interrogations que Ian Manook entame ce dernier tome de la trilogie. Car il s’agit d’une trilogie, l’auteur l’a dit et répété aux journalistes, lors de conférences…
Bien que j’ai été un peu déçue par la toute fin, ce livre est encore une fois d’une puissance et d’une noirceur incroyable. On y plonge pour en ressortir à la fin de la dernière phrase de la dernière page le souffle coupé et le cœur lourd. Un peu comme après les deux premiers, mais en pire parce qu’on sait que c’est le dernier…
Un seul conseil, faites une réserve de mouchoirs, et foncez !!! Cette trilogie policière est définitivement une des meilleures que j’ai pu lire depuis longtemps.

4

Voici ma première rencontre avec Yeruldelgger et on peut dire que celle-ci a été marquante. Prenant un peu le train en marche en lisant le troisième épisode de ses aventures, je dois dire que Ian Manook m'a bien fait voyager : direction la Mongolie aux paysages dépaysants et la rencontre avec notre ex-flic en pseudo retraite spirituelle. On peut dire que la retraite de notre Yeruldelgger n'a finalement pas grand chose de reposant et les cadavres vont venir se joindre à l'aventure.
Suspense, légendes et paysages de la steppe mongole sont au programme de ce polar très réussi. Humour et dérision sont aussi bien présents : on s'attache facilement aux personnages ne manquant ni de caractère ni de répartie. Bienvenue en Mongolie où il n'y a pas que les amours qui sont nomades, la mort l'est aussi !