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La Neige noire
312
Date de parution: 
08/11/2017
Langue: 
Français
EAN : 
9782253071358
Editeur d'origine: 
Albin Michel

La Neige noire

Marina Boraso (Traducteur)

7,10€

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Détails
Thème 
Collection  
Dans Un ciel rouge, le matin, Paul Lynch métamorphosait le paysage irlandais en un territoire à l'horizon sans limites, au fil d'une impitoyable chasse à l'homme qui poussait un jeune métayer vers l'exil américain.
La Neige noire raconte le retour d’un émigré irlandais au pays. En 1945, après des années passées à New York, Barnabas Kane retrouve le comté du Donegal. Il y achète une ferme et s’y installe avec sa femme et son fils. Mais l'incendie, accidentel ou criminel, qui ravage son étable met un frein à ce nouveau départ. Confronté à l'hostilité d'une communauté haineuse, confiné sur cette terre ingrate où l'inflexibilité des hommes le dispute à celle de la nature, Barnabas va devoir choisir à quel monde il appartient.
 
  Le verbe dru, charnel, excessif, baroque et austère tout ensemble de Paul Lynch est d’une telle présence, d’une telle violence qu’il devient envoûtement.  Fabienne Pascaud, Télérama.
 
Un roman brillant et hypnotique.  Philipp Meyer.
 

Les derniers avis

3
L’étable de la ferme de Barnabas, dans le Donegal, s’embrase. En février, le bétail est à l’intérieur. Avec son employé Matthew Peoples, Barnabas tente de sauver ses vaches mais piégé par les fumées noires, son employé périt dans le brasier. Le vocabulaire est très riche, au service de phrases sophistiquées, imagées et puissantes. Cette écriture accentue le côté sombre de ce roman. Paul Lynch nous livre l’immense désarroi qui saisit Barnabas. Un abattement abyssal s’abat sur lui. L’obsession de la mort de Matthew l’écrase. Barnabas avait décidé, après avoir émigré quelques années en Amérique, de revenir au pays. Mais les habitants lui font bien comprendre qu’il n’est plus vraiment d’ici. Au lieu de se réjouir que de rares émigrés reviennent dans leur région natale, ces êtres du terroir irlandais restent fermés, suspicieux et peu enclin à les accueillir. Cette lecture est dure et cruelle. La misère, la pauvreté attachée à cette terre du Donegal, l’esprit fermé de ses habitants, nous emmènent vers une tragédie familiale inéluctable. Sous le soleil changeant d’Irlande, que l’auteur sait parfaitement retranscrire tout au long de ce récit, la famille de Barnabas ploie sous la tristesse de ce mauvais sort qui les touche de plein fouet. Un roman aux accents poignants qu’il vaut mieux éviter de lire un soir de déprime mais qui mérite d’être reconnu pour son écriture travaillée et sa précision quasi chirurgicale du devenir de cette famille irlandaise.