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Les Braises
224
Date de parution: 
15/10/2003
EAN : 
9782253933786
Editeur d'origine: 
Albin Michel

Les Braises

6,70€

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Reconnu comme l’un des plus grands auteurs de la littérature hongroise et l’un des maîtres du roman européen, l’écrivain Sándor Márai (1900-1989) s’inscrit dans la lignée de Schnitzler, Zweig ou Musil. L’auteur des Révoltés, des Confessions d’un bourgeois ou de La Conversation de Bolzano n’a eu de cesse de témoigner d’un monde finissant, observant avec nostalgie une Europe mythique sur le point de s’éteindre. À travers la dramatique confrontation de deux hommes autrefois amis, Les Braises évoque cette inéluctable avancée du temps. Livre de l’amitié perdue et des amours impossibles, où les sentiments les plus violents couvent sous les cendres du passé, tableau de la monarchie austro-hongroise agonisante, ce superbe roman permet de redécouvrir un immense auteur dont l’œuvre fut interdite en Hongrie jusqu’en 1990.

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L'avis de David Garçonnet de la librairie des Signes à Compiègne

Ce qui est très intéressant, dans ce roman, c'est le discours sur l'amitié, sur l'amour !

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Retour sur une amitié passée, sur une époque révolue, sur un conflit de valeurs. Sombre et beau.

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Les derniers avis

3
Il y a des auteurs dont on connaît le nom, dont on sait que leur oeuvre a conquis des millions de lecteurs et qui vous demeurent inconnus. C'était en ce qui me concerne le cas pour Sandor Marai, dont je n'avais jamais ouvert un livre. Je serais bien incapable d'en donner la raison. J'ai été, je dois le dire conquise dès les premières lignes de ce magnifique roman. Dans un château isolé, Henri, général à la retraite âgé de soixante-quinze ans dîne avec Conrad, un ami perdu de vue depuis quarante et un ans. De nombreuses questions se posent lors de ces retrouvailles et c'est à un quasi monologue que se livre Henri évoquant une série d'anecdotes, de souvenirs, de silences et de faux-fuyants. La tension est palpable et l'auteur réussit à doser savamment les révélations pour replonger ses personnages dans leurs ressentiments alors que l'on croyait qu'une réconciliation était possible. J'ai été happée par cette écriture d'une intensité remarquable retraçant l'atmosphère et les usages de l'Empire austro-hongrois. Sandor Maria m'est apparu comme un peintre de l'âme humaine pour démontrer les rouages psychologiques de drames intimes dans un huis-clos haletant et nous donne à lire une magnifique étude des rapports de classes, de l'amitié et de la trahison. J'ai bien l'intention de poursuivre très rapidement ma découverte de l'oeuvre de l'auteur.
3
Etonnant roman, qui se lit presque d'une traite, et nous tient en haleine avec une tension dramatique difficile à cerner. Une conversation - confession entre deux vieux amis, ou qui l'ont été. On devine qu'un événement les a tragiquement séparés et le livre nous en dévoile des bribes puis tout le tableau peu à peu. Très belle description de cette demeure fermée, silencieuse et secrète, un peu comme les protagonistes. Des non dits, des interdits, et beaucoup de conventions sociales bousculées. Tout cela sur fond de XXe siècle débutant et de transformations géopolitiques. Belle mais amère histoire. C'est nostalgique et très beau. Je découvre cet auteur avec cette oeuvre, et j'en redemande.

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