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Les Dieux ont soif
288
Date de parution: 
22/11/1989
EAN : 
9782253051367
Editeur d'origine: 
Calmann-Lévy

Les Dieux ont soif

Pierre Citti (Préfacier)

5,80€
5,49€

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Les dieux ont soif : quand il choisit pour titre ce mot de Camille Desmoulins, Anatole France ne veut nullement rejeter sur une fatalité tragique les atrocités de la Terreur. Ce texte admirable décrit l'horreur du fanatisme, l'obscurantisme gagnant les Lumières elles-mêmes, la barbarie prenant le masque du progrès. En 1912, ce livre du patriarche de la Gauche française qui dénonçait les excès de la Révolution fut accueilli comme un paradoxe. Aujourd'hui, cette représentation alarmée de l'histoire se lit comme une lucide préface à l'horrible xxe siècle, un avertissement contre l'ignorance et la peur qui engendrent la bêtise, la grande tueuse.

Edition de Pierre Citti.

 

Les derniers avis

5

Roman qualifié de contre-révolutionnaire en 1912 par sa volonté de dénonciation des crimes commis durant la Révolution française sur laquelle notre culture et notre système de pensée s'appuie, France a signé un superbe roman de l'échec de l'humanité.
Fanatisme et bêtise humaine pour trame fictionelle, cet ouvrage est un hymne prônant le scepticisme à conserver pour ne pas reproduire certaines erreurs et se laisser aveugler par l'effet de la masse et de la peur.

5

Fabuleux roman historique qui transporte à la sanglante époque de la Terreur et qui met en scène tous ses acteurs, des grands noms aux oubliés, qui ont tous pareillement fini la tête dans « le panier à Sanson » (sauf Marat, mais son sort n'est pas plus heureux). Là où Anatole France fait fort, c'est dans l'évolution de son protagoniste, nommé Évariste Gamelin, un révolutionnaire à la limite du fanatisme. Cet homme-là, d'abord présenté sur une estrade et sous les traits de la vertu, se transforme peu à peu en objet politique, prend goût au pouvoir, devient « monstre » pour sa maîtresse, sa mère et sa sœur. La métamorphose est amenée avec beaucoup de finesse, c'est grandiose. Il y a évidemment bien d'autres personnages fictifs dans ces pages, qui forment une palette d'opinions politiques et religieuses très large. Tout lecteur peut ainsi y trouver son propre héros, celui qu'il aimerait voir survivre à la furieuse guillotine (le mien a été cette prostituée candide qui jusqu'à la fin a gardé le buste droit). Belle et cruelle histoire pour un pan de l'Histoire qui fut plus cruel que beau.