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Libérées !
264
Date de parution: 
11/09/2019
EAN : 
9782253091691
Editeur d'origine: 
Fayard

Libérées !

7,40€

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Un jour, je me suis demandé : pourquoi est-ce moi qui ramasse les affaires qui traînent ? Je n’ai trouvé qu’une seule réponse. Parce que je suis une femme qui vit avec un homme et deux enfants et que, conséquemment, les corvées, c’est pour ma gueule.
Être une femme, ce n’est pas seulement l’idéal de minceur et de cheveux qui brillent, c’est le souci permanent des autres et du foyer, c’est être sans cesse ramenée à la saleté, aux taches, à la morve. L’égalité serait déjà là, mais les femmes conservent la conviction intérieure qu’elles doivent s’occuper de tout et de tout le monde, et d’elles en dernier, s’il reste cinq minutes à la fin de leur triple journée.
Cette féminisation de la sphère privée implique une autre conséquence : l’espace public est toujours masculin. Peut-on se dire égaux quand la moitié de la population adapte ses vêtements en fonction des transports et fait attention à ne pas être seule la nuit dans la rue ? Et si le combat féministe devait encore et toujours se jouer dans la vie quotidienne de chacune et chacun, chez soi, dans sa propre maison, devant le panier de linge sale ?

T. L.

Une auteure pop et incisive. Dorothée Werner, Elle.

Un brillant essai. Anaïs Ballin, Page des libraires.

Les derniers avis

5

Elle est à un endroit où elle ne devrait pas être.
Qui ? la chaussette sale. Où? A côté du panier à linge. Et autour de ce symbole (fort) de la chaussette sale laissée négligemment hors de son habitacle Titiou Lecoq signe un essai, qui, au delà de la répartition des tâches ménagères, retrace le triste historique de la condition féminine en la matière et nous explique aussi bien ce que la société à mis en place, que ce qui pousse les femmes à rester dans ce schéma.

Car, il faut le savoir, toute femme est en réalité une chef. Simplement elle ne l'est pas au travail non, plafond de verre oblige, elle l'est à la maison. Parce que même si monsieur met la main à la pâte, il ne reste qu'un exécutant au fonctionnement mis en place par madame (la fameuse charge mentale) dans son royaume de ménagère : les horaires des sorties d'école, de sport, la liste de course, les lessives à faire, ce qu'il y a dans le frigo, les rdv déjà fixés chez le pédiatre car monsieur ne peut pas penser à tout. Non. Au travail monsieur travail. Seule la maman pense encore à l'organisation de son foyer même au boulot. Le pouvoir? elle l'a déjà au domicile, pourquoi en vouloir un autre dans son milieu professionnel? Laissons cela aux hommes qui ont le temps et la capacité de l'exercer.
La fin de l'essai spécifiant qu'absolument rien ne justifie un tel sacrifice de la femme fait un bien fou. Personne n'a le droit de critiquer une femme pour ce qu'elle dit, ce qu'elle fait, ce qu'elle veut, ce qu'elle devrait faire, et c'est pire quand le société la critique sur son rôle de mère! Il faudrait être parfaite son prétexte que comparé à avant on a plus de droits? Mais il n'y a rien de PIRE que la perfection !!! et la perfection pour qui? pour ceux qui attendent que leur femme leur servent le déjeuner ou pire par ces femmes elles mêmes qui voient dans la servitude vis à vis de leur mari une preuve d'amour et un devoir féminin?
A nous d'inculquer à nos fils (car c'est par eux que le changement se fera), qu'un homme n'aide pas sa femme, il participe aux tâches comme n'importe quel membre d'une famille qui vit sous le même toit. Ça paraît simple comme ça et tout à fait juste chacun devra faire des efforts (l'exemplarité des pères est primordiale) et lâcher son pseudo royaume (les mères et LEUR organisation).
A MÉDITER (et digérer pour certains machos)