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L'Incendie du Crystal Palace
480
Date de parution: 
11/05/2016
EAN : 
9782253163930

L'Incendie du Crystal Palace

Vincent Guilluy (Traducteur)

8,20€
7,99€

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Un avocat est retrouvé mort dans des circonstances troubles au Crystal Palace, dans le sud-est de Londres. L’inspectrice Gemma James et son adjointe Melody Talbot, qui viennent d’être mutées à la brigade criminelle de Londres-sud, sont chargées de l’enquête. Jeux sexuels ayant mal tourné ou meurtre ? L’avocat n’était pas seul, et les deux enquêtrices découvrent que les acteurs du drame ne leurs sont pas tout à fait inconnus et qu’il faut préserver leur vie privée. La mission se complique encore lorsqu’un second meurtre survient. La recherche de la vérité conduira Gemma et Melody, épaulées en coulisse par Duncan Kincaid et Doug Cullen, à explorer des mondes qui leur sont étrangers et à remonter loin dans le passé pour dénouer le présent.

Les derniers avis

3
Blogueur

Le roman montre la minutie du travail de police, la nécessité de vérifier, de revérifier, d’interroger. il est peu questions de preuves scientifiques, même si elles ne sont pas négligées, mais véritablement du côté humain des enquêtes. Les victimes ont été des êtres humains, avant d’être des victimes. C’est avant toute chose en les cernant que les enquêteurs peuvent trouver leur meurtrier. Bien que plusieurs meurtres aient eu lieu avec le même mode opératoire, il n’est pas question pour les enquêteurs de parler de tueur en série, afin d’éviter les généralisations abusives, et, pour la construction de l’intrigue, une certaine facilité. Dans certains romans, le tueur en série traditionnel est le centre du roman, les victimes sont réifiées non seulement par lui, mais par les autres personnages: ce ne sont pas elles qui l’intéressaient, mais un stéréotype. Gemma et ses enquêteurs cherchent véritablement des liens, des preuves et enquêtent au moins autant à charge qu’à décharge : il est toujours utile d’ôter un suspect de la liste, et de ne pas être obligé de l’y ajouter à nouveau (pratique fréquente dans certaines séries policières). Autre point fort de ce roman : la complexité des personnages. Pas de gentils, de méchants, mais des êtres remplis de contradiction, qui ont subi des épreuves, ont des préoccupations diverses et variées, interagissent avec leurs voisins, leurs proches, leurs collègues, leurs familles, et finissent par se croiser dans cette belle ville de Londres. Un fil ténu se trouve ainsi tissé, liant passé et présent, pour ne prendre véritablement sens qu’au dénouement, surprenant mais résolument rempli d’espoir. Note : le système éducatif anglais, et la manière dont les enseignants et les élèves sont traités a de quoi surprendre. Des excès dans lesquels nous ne tomberons jamais, du moins je l’espère. 

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