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Pourvu que ça brûle
288
Date de parution: 
10/01/2018
Langue: 
Français
EAN : 
9782253014546
Editeur d'origine: 
Albin Michel

Pourvu que ça brûle

7,10€

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Thème 
Collection  
«  La piste indienne que j’avais choisie, celle du roman, demande un temps long, des dizaines d’heures de travail “debout” avant de s'asseoir pour écrire la première page. Plusieurs obstacles s’opposaient encore à mon nouveau projet  : la logistique, le financement du voyage, le service militaire.  »
 
De la Nouvelle-Zélande à l'Australie en passant par l'Indonésie, la Jordanie, le Chili ou les États-Unis, un carnet de route très rock, l'autoportrait en noir et blanc de Caryl Férey, chantre du thriller engagé, avec qui la réalité devient fiction survoltée.
 
Haka, Zulu, Mapuche. Des récits percutants dont il raconte la genèse, pour la première fois, au fil des pérégrinations qui les ont vus naître.  Julie Malaure, Le Point.

Les coups de coeur des libraires

Un texte qui vous donnera des envies d’ailleurs

Voici le choix de CARINE DAVID-IMBERT, de la Librairie Majolire, à L'Isle d’Abeau (38) :

On l’aimait déjà tellement pour ses polars ethniques. Il nous avait transportés en Nouvelle-Zélande à la rencontre des Maoris (Haka, Utu), plongés dans la violence des townships d’Afrique du Sud (Zulu), fait découvrir la démocratie bafouée en Argentine (Mapuche), puis l’histoire ténébreuse du Chili avec Condor (tous parus chez Gallimard). Bref, Caryl Férey est un écrivain voyageur et engagé. Avec Pourvu que ça brûle, il nous embarque cette fois dans le plus passionnant des voyages : le sien. Étudiant, alors qu’il se rêve guitariste de rock, il noircit déjà les pages de ses carnets d’histoires. Écrites pour lui-même ou pour ses amis, elles sont le moyen d’extérioriser ce qui le prend aux tripes. Car Caryl Férey est un sentimental. Et ses émotions, il choisit de les coucher sur le papier. Une rencontre, un lieu, une exaction… tout est matière à nourrir son imagination. Puis l’écriture devient plus pressante tandis qu’il entame son tout premier périple. Un « presque » tour du monde à 21 ans avec son ami « Éléphant Souriant » (tous ses proches seront ainsi affublés de surnoms affectueusement évocateurs pour préserver leur anonymat). Voyage et écriture. Dès lors, les deux éléments vont devenir indissociables. Au gré de ses explorations et de ses rencontres, il s’imprègne des cultures, rassemble des informations et façonne ses personnages. Société, histoire, politique, ethnologie, tout est abordé, car ce qui le touche trouve place dans ses romans. Sans parler des histoires d’amour intenses, qui occupent une place centrale dans Mapuche ou Condor. Et puis le voyage, tout comme l’écriture, cela se partage, car l’amitié est un véritable moteur pour Caryl Férey. C’est donc toujours bien entouré qu’il part à la découverte de nouveaux horizons. Ses compagnons d’aventure lui permettent d’avancer, de progresser et d’aller plus loin (certains, tels « La Bête », sont homériques). Carnet de voyage, autofiction, manifeste de la camaraderie, Caryl Férey se livre à cœur ouvert sur sa vie, ses révoltes, ses espoirs et ses expériences. Qui ne l’a jamais lu n’aura de cesse de le découvrir, tandis que les autres ne pourront s’empêcher de se replonger avec exaltation dans ses récits précédents. Un ouvrage passionnant, qui révèle comment fiction et réalité sont parfois tellement entremêlées que l’on ne sait plus vraiment laquelle influence l’autre. 

Les derniers avis

3
Blogueur

Parce qu'il tente d''enquêter sur les pires massacres de l'humanité, les pires situations dictatoriales contemporaines, les pires désastres humains, dont on ne parle jamais assez en Europe, Caryl Férey s'engouffre dans la littérature noire et politicienne [...] A travers ce roman, il fait revivre les fantômes du passé pas si lointain, de ces morts qu'on a violés, tués, assassinés, torturés et il ose rencontrer les milices, les flics pourris, les journalistes, les gens du coin, les propriétaires d'hôtels de passes, les errants dans le désert... alors on ne peut que saluer son travail formidable.

Finalement, j'ai trouvé trois choses que j'ai bien aimées dans ce récit : les apartés de Caryl Férey et les notes de bas de page lorsqu'il commente les critiques de son éditrice, les surnoms qu'il donne à son entourage (Loutre-Bouclée pour sa compagne, Le Libraire-qui-trouve-ça-nul pour son ami libraire qui n'a pas aimé ses premiers romans...), et les envolées lyriques lors de ses voyages qui sont pour lui à la fois formateurs et nécessaires.

Parce qu'il tente d''enquêter sur les pires massacres de l'humanité, les pires situations dictatoriales contemporaines, les pires désastres humains, dont on ne parle jamais assez en Europe, Caryl Férey s'engouffre dans la littérature noire et politicienne.