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La Contrebasse
96
Date de parution: 
02/09/1992
EAN : 
9782253057833
Editeur d'origine: 
Fayard

La Contrebasse

4,90€

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Collection  

La contrebasse est l’instrument le plus gros, le plus puissant et le plus indispensable de l’orchestre, le plus beau aussi, dit d’abord le contrebassiste. Mais bientôt l’éloge pompeux laisse affleurer les frustrations et les rancœurs du musicien et de l’homme. Et peu à peu la haine d’abord refoulée de cette encombrante compagne s’exprime, se déchaîne et explose jusqu’à la folie...
Un monologue tragique et drôle, par l’auteur du Parfum.

Les derniers avis

4
Blogueur

Que voilà un petit livre jubilatoire ! Un peu moins de cent pages d'une immense drôlerie.
Comme beaucoup de lecteurs, je suis tombée amoureuse il y a des années du style imparable du roman le plus connu de Patrick Süskind, "Le parfum". Inexpicablement, je ne m'étais jamais intéressée au reste de son oeuvre.
C'est donc par hasard que "La contrebasse" s'est trouvé entre mes mains à la faveur d'un vide-grenier.
Et il faut bien admettre qu'il y a du génie chez Süskind, écrivain relativement peu prolixe au regards de nos standards actuels.
"La contrebasse" dut un immense succès lors de sa parution, au point que Jacques Villeret l'adapta à la scène.
Pourquoi une contrebasse ? Parce qu'il faut bien convenir qu'il s'agit d'un instrument plutôt encombrant, non ?
C'est bien le problème rencontré par le musicien qui prend la parole dans ce monologue. Avoir un instrument puissant et indispensable à l'orchestre, un instrument très beau aussi, et sensuel par sa forme presque féminine, cela ne dispense pas d'éprouver des rancœurs et de la jalousie.
Car le contrebassiste n'est jamais, contrairement au premier violon, la star de l'orchestre. Il est relégué, physiquement et musicalement, loin derrière celui-ci. Personne ne le remarque. Encore moins cette belle et jeune soprano dont il aimerait tant attirer l'attention mais qui n'a d'yeux que pour le chef d'orchestre.
Au fil des pages, l'éloge pompeux de la contrebasse laisse place à une terrible haine refoulée, jusqu'à la folie.
Avec ce monologue tragi-comique, c'est une occasion qui se présente de découvrir ou redécouvrir le talent de Patrick Süskind, lequel ne se limite pas au "Parfum".