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La Fille dans le brouillard
352
Date de parution: 
18/10/2017
Langue: 
Français
EAN : 
9782253086529
Editeur d'origine: 
Calmann-Lévy

La Fille dans le brouillard

7,30€

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Détails
Thème 
Collection  
Anna Lou est une jeune fille exemplaire. Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de Noël ? Ou serait-ce un kidnapping ? Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? Le commandant Vogel, star de la police, est envoyé sur place. Entouré de sa horde de caméras, il piétine. Aucune piste, aucun indice ne s'offre à lui. Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face. Vogel résistera-t-il à la pression de son public qui réclame un coupable ?
 
Difficile à lâcher. Les coups tordus d’une affaire Grégory à l'ère des chaînes d’info en continu.  Philippe Blanchet, Le Figaro magazine.
 
Un thriller atypique qui se distingue par sa critique acerbe des médias. Tout le monde en prend pour son grade.  Jérôme Béalès, La Vie.

Les coups de coeur des libraires

Une lecture addictive et fébrile

Le choix de JULIE BACQUES, Librairie L'Amandier, Puteaux :

De la première à la dernière page, l’auteur nous manipule, nous fait changer de camp dix fois, nous fait détester et aimer les personnages, nous fait douter, bref il nous balade tout au long d’une lecture addictive et fébrile, et c’est un pur bonheur. Quant aux sentiments déplaisants qui vous assaillent sur le pouvoir des médias, vous m’en direz des nouvelles…

Les derniers avis

5

C’est la première fois que je trouve dans un roman, et qui plus est dans un thriller, une telle réflexion autour de la place des médias dans une enquête policière, et de la manière dont le traitement de l’actualité peut corrompre non seulement les policiers, mais surtout l’enquête. Et c’est bien là l’horreur de la situation. Par moment, j’ai eu l’impression que Vogel, le commandant, agissait plus en fonction de l’heure des JT et des reportages possibles que de la meilleure manière d’essayer de sauver la pauvre AnnaLou. La chasse au coupable à l’air plus importante que de retrouver la disparue, ou son corps. C’est sans doute plus vendeur.
Le début du roman nous plonge tout de suite de manière redoutable dans l’atmosphère malsaine qui entoure le commandant Vogel. La manière dont il se fait nommer sur cette enquête, dont il choisit son second, et surtout les journalistes qui auront la primeur de ses déclarations, nous en dit beaucoup sur l’homme qu’est Vogel, et sa soif de reconnaissance. C’est l’exemple type de l’homme que l’on aime détester. Borghi, son second, a plutôt attiré ma sympathie, obligé de composer avec les exigences de Vogel et de la presse pour essayer de mener au mieux son enquête et de retrouver la jeune femme.
Dans le petit village de Avechot, de nombreux habitants sont regroupés en congrégation religieuse, qui fonctionne sans prêtre depuis une ténébreuse histoire.Ce groupe fait bloc autour des parents d’AnnaLou, et cela ajoute à l’intérêt que les journalistes portent à cette affaire. Ça donne aussi une ambiance encore plus malsaine dans le village.
Ce huis clos angoissant, dans ce village, où j’ai eu l’impression que les habitants comme les policiers ou les journalistes étaient prisonniers tout au long de l’histoire, pose une ambiance incroyable. Mais au bout du compte seuls les journalistes et les quelques policiers envoyés là pour l’enquête passeront réellement à autre chose et quitteront la prison qu’est Avechot. Les autres devront vivre à jamais au cœur de ces souvenirs, ce qui tend encore plus l’ambiance.
Quand au dénouement, il est incroyable. Tant de choses s’éclairent dans les deniers chapitres. Presque trop. Mais je ne boude pas mon plaisir. La multiplicité des révélations fait que même en étant habituée à lire des thrillers et autres polars, je n’ai pas tout vu venir. Juste un des faits révélés pour être honnête. Et c’est à la fois énervant, et en même temps la grande force de l’écriture de Donato Carrisi.
La plume de l’auteur est en effet totalement addictive. Pour tout vous avouer, je me suis endormie vers minuit hier à sept chapitres de la fin. Et à quatre heures du matin (oui oui, vous avez bien lu), je me suis réveillée avec un irrésistible besoin de lire les 60 dernières pages ! Et je n’ai pu me rendormir qu’une fois arrivée au dénouement final. Ce livre n’est pas un coup de cœur, mais on est passé pas loin. En fait, il aurait tout à fait pu en être un s’il n’était pas venu en comparaison avec les précédents titres de Donato Carrisi.

5
Blogueur