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La Joie de vivre
512
Date de parution: 
24/08/2005
EAN : 
9782253082132
Editeur d'origine: 
Le Livre de Poche

La Joie de vivre

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Près d’Arromanches, dans la maison du bord de mer où ils se sont retirés après avoir cédé leur commerce de bois, les Chanteau ont recueilli Pauline, leur petite cousine de dix ans qui vient de perdre son père. Sa présence est d’abord un surcroît de bonheur dans le foyer puis, autour de l’enfant qui grandit, les crises de goutte paralysent peu à peu l’oncle Chanteau, la santé mentale de son fils Lazare se dégrade, l’héritage de Pauline fond dans les mains de ses tuteurs, et le village lui-même est rongé par la mer.
En 1884, lorsqu’il fait paraître ce roman largement autobiographique, le douzième des Rougon-Macquart, c’est pour une part ironiquement que Zola l’intitule  La Joie de vivre. Car en dépit de la bonté rayonnante de Pauline qui incarne cette joie, c’est l’émiettement des êtres et des choses que le livre raconte. Après Au Bonheur des Dames, grande fresque du commerce moderne, c’est un roman psychologique que l’écrivain propose à ses lecteurs, un roman de la douleur où les êtres sont taraudés par la peur de la mort face à une mer destructrice.
Edition de Philippe Hamon et Colette Becker.

 

Les derniers avis

Pauline devenue orpheline, est recueillie par des cousins, les Chanteau. Pauline est bonne, honnête et dévouée en toutes circonstances. C'est un peu agaçant. Madame Chanteau est calculatrice et manipulatrice. C'est très horripilant. Monsieur Chanteau est quant à lui cloué dans sa chaise longue pour cause de crises de goutte abominablement douloureuses et dont la récurrence éreinte le pauvre bonhomme. Ses plaintes incessantes empêchent d'ailleurs la chatte, Minouche, de ronronner en paix. C'est malheureux. Puis vient Lazare, le fils. Musicien contrarié qui multiplie les fausses bonnes idées, véritables gouffres financiers dans lesquels il fonce tête baissée dans le but inavoué de combler le vide abyssal de son existence. Il est dévoré progressivement pas son oisiveté et par sa peur obsessionnelle de la mort. Conséquemment il n'a peu à peu plus le goût pour rien. C'est déroutant (et un peu énervant). Il y a Véronique, la bonne un peu bourrue qui n'a pas la langue dans sa poche. Et enfin Louise, coquette et maigrichonne, un poil plus âgé que Louise, qui se retrouve très souvent en visite chez les Chanteau et qui se laisse farcir le cerveau par Madame et ses manigances... Ce roman c'est l'histoire de blessures, de dévotion et de sacrifice. Il est question de néant et d’ennui. La fin du roman que j'ai trouvée remarquable. La dernière tirade fait mouche. Je suis restée scotchée.

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