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La Malédiction des colombes
480
Date de parution: 
29/02/2012
EAN : 
9782253166603
Editeur d'origine: 
Albin Michel

La Malédiction des colombes

8,70€

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L'homme répara le fusil et la balle glissa en douceur dans la chambre. Il l'essaya plusieurs fois, puis se leva et se tint au-dessus du berceau... L'homme épaula le fusil. Autour de lui, dans la pièce close, l'odeur du sang frais montait de toutes parts. L. E. Depuis toujours, la petite ville de Pluto, Dakota du Nord, vit sous «la malédiction des colombes», qui dévorent ses maigres récoltes comme le passé dévore le présent. Nous sommes en 1966 et le souvenir de quatre innocents lynchés cinquante ans auparavant hante toujours les esprits. En écoutant les récits de son grand-père indien qui fut témoin du drame, Evelina, une adolescente insouciante, prend soudainement conscience de la réalité...

Un chef-d’œuvre éblouissant. Philip Roth .

Une vraie prouesse littéraire et sa saga polyphonique n’est pas sans rappeler l’œuvre d’un Faulkner. Marie Debals, L’Hebdo.

Les coups de coeur des libraires

L'avis de Stanislas Rigot de la librairie Lamartine (Paris)


La Maledictions des colombes n'est pas un bon roman amérindien, ce n'est même pas un bon roman américain... Ce livre serait plutôt à ranger dans la catégorie du "Grand-Roman-Tout-Court".
Rencontre avec un écrivain majeur qui rappelle, page après page, que nous ne sommes pas nés de rien, que nous ne sommes pas nés au milieu de nulle part, que nous sommes définitivement liés les uns aux autres.

Les derniers avis

3
Blogueur

J'aime habituellement beaucoup les romans de cette auteure mais là, j'avoue que je me suis un peu trainée dans cette lecture. En fait, je crois qu'elle me rappelait trop Love medicine, que j'ai lu il y a relativement peu de temps. On retrouve à nouveau une saga familiale, avec des personnages hauts en couleur, au passé riche en évènements variés, sur fond d'identité indienne et de ville en perte de vitesse. Mais cette fois-ci, j'ai encore eu plus de mal à me repérer dans les différents liens entre les personnages, et ce malgré un arbre généalogique joint et j'ai trouvé un certain manque de transition entre certaines histoires, à tel point que j'ai réussi à en oublier certaines. Il me semblait qu'on sautait parfois du coq à l'âne ou bien qu'on changeait d'époque et il me fallait revenir quelques pages en arrière pour me resituer. Le changement régulier de narrateur ne m'a d'ailleurs pas aidée non plus à m'y retrouver facilement ! Alors, quand certaines histoires du début sont réapparues en fin de roman, j'avoue que je me suis un peu sentie perdue et que j'ai donc eu du mal à apprécier l'ensemble vu que je n'avais alors plus assez de recul pour voir l'image finale ! Et pourtant, je sentais qu'il y avait un gros potentiel émotionnel dans ces histoires mais pour mieux le ressentir, il aurait probablement fallu que je lise ce roman sur 2 ou 3 jours maximum. Là, on peut dire que ma lenteur de lecture a desservi cette saga familiale riche en rebondissements et en mystères ! Je crois qu'il méritera une relecture dans quelque temps !

3
Blogueur

L'auteur nous emmène dans une saga familiale ayant pour point de départ un drame: le lynchage de quatre indiens innocents accusés du meurtre d'une famille entière de fermiers blancs. C'est par la voix d'Evelina, petite fille d'un témoin de cet évènement que Louise Erdrich commence à nous raconter l'histoire de la ville de Pluto. Tour à tour nous allons faire la connaissance des familles Milk, Harp, Peace et Coots. "La Malédiction des colombes" n'ai pas un roman facile à lire, c'est un roman qui se construit, de génération en génération, chaque élément évoqué ayant une importance dans l'histoire globale.

C'est un roman dur, traitant de sujets difficiles tels que la condition des indiens dans les réserves, le racisme, l'homosexualité dans les années 60, les mouvements sectaires et leurs dérives... mais c'est aussi un roman drôle avec des personnages "bonbons" tels que Mooshum, le grand-père farfelu d'Evelina, qui a sa manière bien à lui de vivre sa vie et raconter ses souvenirs. Autant de moments qui permettent aux lecteurs de lâcher un peu de leste et digérer le climat parfois nauséabond de l'époque.

L'écriture de Louise Erdrich est encore une fois magnifique, poétique et douce. On s'attache aux personnages, on apprend à les connaître et une part d'humanité se dégage de chacun d'entre eux, même le plus vil au premier abord revèle une fêlure. Le roman comprend plusieurs parties, chacune allouée à un personnage bien précis. Les témoignages s'accumulent, l'histoire s'enrichie, la toile se tisse de façon magistrale et nous laisse endeuillé à la fin du roman.

Au final, "La Malédiction des colombes" est une superbe fresque familiale, un hommage aux peuples aujourd'hui disparus et une ode à la tolérance et au respect. Je lirai sans nul doute d'autres romans de cette auteur.

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