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La Tour abolie
544
Date de parution: 
12/09/2018
EAN : 
9782253100447
Editeur d'origine: 
Albin Michel

La Tour abolie

8,20€

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« Quand les pauvres n'auront plus rien à manger, ils mangeront les riches. »

La tour Magister : trente-huit étages au cœur du quartier de La Défense. Au sommet, l'état-major, gouverné par la logique du profit. Dans les sous-sols et les parkings, une population de misérables rendus fous par l'exclusion. Deux mondes qui s'ignorent, jusqu'au jour où les damnés décident de transgresser l'ordre social en gravissant les marches du paradis.

Avec la verve batailleuse qui a fait le succès de La Brigade du rire, Gérard Mordillat, l'auteur de Vive la sociale ! et de Les Vivants et les Morts, nous offre une fable prodigieuse sur la société capitaliste et la révolte de ceux qu'elle exclut.

Gérard Mordillat est l’un des peintres les plus inventifs des contradictions de ce temps. Jean-Claude Lebrun, L’Humanité.

Mordillat a écrit le roman de la révolte. Sa colère gronde et vise juste. Yves Violler, La Vie.

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Monstruosité du capitalisme

Au sommet de la tour Magister, dans le quartier d'affaires de La Défense, les riches et les puissants ne parlent que profit, fusion, rentabilité ou plan social. Dans les sous-sols, les damnés du capitalisme disputent aux rats la nourriture des poubelles... Jusqu'au jour où...

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Un roman choral épatant

En cette rentrée littéraire, Gérard Mordillat signe un roman percutant qui trouve un écho particulier dans notre actualité. Une tour, fief d’une compagnie d’assurances, se révèle une allégorie cinglante de notre société.

La tour Magister se dresse fièrement dans le parc de la Défense. Trente-huit étages de métal hiérarchisés, la direction au sommet, les petites mains au rez-de-chaussée. Dissimulés dans les sous-sols de la tour, se terrent les laissés-pour-compte, sans-abri, junkies, sans-papiers qui tentent de survivre avec des miettes. Des univers séparés par le béton. Partant de ce microcosme, Mordillat construit un roman choral épatant, mettant en scène une cinquantaine de personnages. En fil rouge, le destin de Peggy, qui tente de faire le lien entre les deux mondes. Le jour, c’est une hôtesse d’accueil appréciée et désirée, le soir, la résidente du parking de la tour, où elle retrouve dans une carcasse de voiture son frère illuminé. On suit aussi Nelson, autre personnage marquant, qui après avoir côtoyé les sommets de la tour, plonge dans les abîmes de la misère et de la folie à la suite de son licenciement.

L’engagement de Gérard Mordillat n’est plus à démontrer, mais la réussite de La Tour abolie réside sans doute dans cette faculté à dépeindre notre réalité sociale et le monde du travail sans verser dans la caricature. Un roman mordant donc, au rythme effréné, qui finit dans un feu d’artifice salvateur.

GUILLAUME FOUSSARD, Librairie Le Méandre, Meudon

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