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Le Barbier de Séville
160
Date de parution: 
25/09/1985
EAN : 
9782253037798
Editeur d'origine: 
Le Livre de Poche

Le Barbier de Séville

2,50€

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«Un vieillard amoureux prétend épouser demain sa pupille ; un jeune amant plus adroit le prévient, et ce jour même en fait sa femme, à la barbe et dans la maison du tuteur. Voilà le fond, dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, et cætera
C'est ainsi que Beaumarchais lui-même présente Le Barbier de Séville qui en 1775 triomphe rapidement, puis connaît un succès durable : Marie-Antoinette elle-même jouera le rôle de Rosine en 1785 ; deux livrets d'opéra en seront tirés pour Paesiello et Rossini. C'est que fantaisie verbale et puissance dramatique offrent au spectateur une pièce dont l'action reste suspendue à un lien fragile - un mot ou un silence pouvant tout achever ou tout faire échouer - et c'est là le modèle de la comédie des deux siècles à venir.

Edition commentée et annotée par Pierre Frantz.

 

Les derniers avis

4

Après avoir lu l’œuvre de Beaumarchais "Le mariage de Figaro", je recule un peu dans le temps avec une œuvre plus vieille de l'auteur, mais qui inclut le polyvalent et rusé Figaro, "Le barbier de Séville".

Avec son humour et son talents pour les jeux de mots, Beaumarchais nous embarque pour une autre comédie, dans laquelle Figaro fait la connaissance du Comte Almaviva, qui cherche l'élue de son cœur à Séville. Celle-ci est enfermée chez son vieux tuteur, Bartholo, qui aspire à l'épouser. Le bourgeois ne sait pas que le comte est en ville et encore moins qu'il ruse, aidé de Figaro, afin de soustraire la belle Rosine a ce mariage forcé en l'épousant lui-même. Manigances, lettres, costumes, mots double-sens, les jeunes gens rivalisent d'ingéniosité face à la méfiance presque paranoïaque du vieux bourgeois.

Beaumarchais ne réinvente pas le genre avec la jolie demoiselle secourue par le jeune, beau, riche et amoureux transis, de son geôlier moche, vieux et désagréable. À certains égards cependant, on sens qu'il cherche à éveiller une certaine conscience chez son public. Beaumarchais dénonce notamment la violence faite au femme, à travers Rosine séquestrée et condamné à se marier de force avec un homme qui a tous les pouvoirs sur elle.

Une autre pièce fort amusante où Beaumarchais nous montre une maîtrise de la langue française fort maîtrisé et une conscience sociale aiguisée.

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