Vous êtes ici

Le Roi disait que j'étais diable
192
Date de parution: 
09/09/2015
EAN : 
9782253194484
Editeur d'origine: 
Grasset

Le Roi disait que j'étais diable

6,70€

Détails promotions contenus

Détails
Thème 
Collection  
Depuis le XIIe siècle, Aliénor d'Aquitaine a sa légende. On l'a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j'étais diable », selon la formule de l'évêque de Tournai. Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années en tant que reine de France au côté de Louis VII. Des noces royales à la deuxième Croisade, du chant des troubadours au fracas des armes émergent un Moyen Âge lumineux, qui prépare sa mue, et la reconstitution d’un amour impossible.
 
Une Aliénor tout à tour ambitieuse et sensible, fragile et déterminée, cruelle et délicate. À destin exceptionnel, roman flamboyant.  Marie Rogatien, Le Figaro magazine.
Un singulier portrait de femme, à la fois déesse mythologique et créature avant-gardiste.  Claire Julliard, Le Nouvel Observateur.
À travers ce troublant roman polyphonique, l’écrivain donne à voir Aliénor telle une forteresse imprenable, suscitant à la fois l’amour et la peur.  Benoît Legemble, Marianne.

Les coups de coeur des libraires

Le choix de Betty Duval-Hubert de la librairie La Buissonnière à Yvetot.

"Roman de deux passions inassouvies, assemblées malgré elles dans une alliance royale. Quinze années d'attente pour la belle et foudroyante Aliénor d'Aquitaine, envahie sans jamais être dévastée d'une soif de puissance inapaisée, d'un désir fou de régner, toujours seule, inatteignable et souveraine.

Magnifique narration qui dit l'attente sauvage, les pulsions enfouies, une folie admise qui se tait, tapie dans l'ombre. Forcément, vous ne pourrez qu'être fasciné et subjugué par tant d'ardeurs, de rêves insensés et de poésie, par ce beau portrait romanesque d'une reine flamboyante et incandescente."

Les derniers avis

3
Blogueur
 L’analyse psychologique de ces êtres que tout oppose est menée en finesse, avec des partis-pris évidents mais sans manichéisme. L’auteure n’oublie pas de nuancer son propos, de faire évoluer ses personnages, de leur attribuer des contradictions qui les sauvent d’une opposition simpliste (la méchante Aliénor contre le gentil Louis). Un même événement apparait de deux façons totalement différentes, selon qu’il ait été vécu par le roi ou la reine. Dans la dernière partie, la narration passe par la voix de Raymond de Poitiers, l’oncle d’Aliénor. Depuis Antioche, cette voix s’élève ; prophétique, majestueuse.

Au-delà de l’intérêt évident de l’histoire telle qu’elle est ici racontée, je dois confier mon étonnement quant à la beauté de l’écriture. J’ai été très surprise, dès les premières lignes, car je ne m’attendais pas à autant de poésie, de finesse dans l’expression. Clara Dupont-Monod maîtrise particulièrement bien son récit. Elle adapte son écriture aux personnages, aux situations. Des phrases courtes et sèches pour Aliénor, à l’image de son caractère ; des mots de guerrière, des sentences coupantes comme le tranchant d’une épée. Pour Louis, des questions, des doutes, une mélancolie apeurée qui grandit et se transforme peu à peu en aigreur. L’atmosphère des châteaux sombres, du ventre de Paris ou du voyage en Terre sainte est restituée à la perfection. Le lecteur, emporté par une prose fiévreuse, nerveuse, au lyrisme assumé et juste, parcourra un long voyage, en quelques 170 pages. Un vrai tour de force. Nul besoin d’être féru de Moyen-Âge pour apprécier, même si l’on ne sera pas étonné de voir, dans la biographie de l’auteure, la mention « diplômée en ancien français » tant l’époque est savamment peinte.

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’écriture de Clara Dupont-Monod. Cette première lecture m’a donné envie d’aborder ses autres romans. En ce qui concerne celui-ci, c’est un coup de cœur.

3
Blogueur

Une histoire d’amour aussi dure et sans concessions que l’était ce Moyen-Âge, contée avec la plume magnifique et cinglante parfois, de Clara Dupont-Monod. Une histoire d’un amour impossible qui ne laissera réellement qu’une empreinte à travers les âges: celle d’une femme indépendante, en avance sur son temps. Et fascinante. Terriblement fascinante.