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Les Enfants du jacaranda
360
Date de parution: 
08/04/2015
EAN : 
9782253194668
Editeur d'origine: 
Albin Michel

Les Enfants du jacaranda

7,10€

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Téhéran, 1983. Neda naît dans la prison d'Evin. Elle est arrachée à sa mère quelques semaines plus tard. Alors qu’il a 3 ans, Omid est témoin de l'arrestation de ses parents dissidents. Comme d'autres enfants de prisonniers politiques, Neda et Omid seront élevés par leurs proches, à l'ombre des jacarandas, ces arbres violets flamboyants qui berceront leur enfance. Vingt ans après, leur génération porte toujours le poids du passé, au moment où commence une nouvelle vague de protestations et de luttes politiques...

Inspirée par sa propre histoire, Sahar Delijani raconte l'itinéraire de trois générations d'hommes, de femmes et d'enfants, épris de poésie, de justice et de liberté.

Situé dans l'Iran postrévolutionnaire, ce roman saisissant est une condamnation impitoyable de la tyrannie, un vibrant hommage à ceux qui en portent les cicatrices et à la liberté, éternelle aspiration de l'homme. Khaled Hosseini, auteur des Cerfs-volants de Kaboul.

Les coups de coeur des libraires

L'avis de CHRISTOPHE CILQUIN, de la Librairie L'Arbre à Lettres, Paris

"ILS S'APPELLENT NEDA, OMiD, FoRUCH, SARA, Sheida. Comme d'autres enfants de dissidents politiques nés au lendemain de la Révolution iranienne, ils ont vu leurs parents emprisonnes avant d'être élevés par des proches Vingt ans plus tard, à la suite d'une élection presidentielle qu'elle juge frauduleuse, leur géneration décide de se battre elle aussi contre la tyrannie, au risque de raviver d'anciennes blessures... A travers plusieurs voix, Les Enfants du jacaranda se déploie en une mosaique d'émotions et révèle la cruauté d'un regime qui ne reculait devant rien pour briser ses opposants (les passages sur la prison d'Evin en sont les plus frappants). Et si SaharDelijani rend compte de toute cette souffrance infligée, ce sont bel et bien les instants fulgurants où la joie, les joies et l'amour sont possibles, qui donnent toute sa force a ce livre poignant, veritable hymne à la jeunesse et a la liberté."

L'avis de Roselyne R de la Librairie L'Armitière

"Avec des allers-retours nous faisant voyager des années 80 à nos jours, un portrait de l'Iran et des exilés qui l'ont fuit. Un portrait à charge et bien documenté, me semble-t-il. À mon avis, c'est du vécu : l'histoire commence dans une prison de Téhéran. Là, dans une cellule, une femme attend un enfant. C'est cet enfant, devenu grand, que l'on suivra dans son exil. Au fil des pages, on croise encore beaucoup d'autres personnages, tous épris de liberté... malgré tout.

Ça se lit tout seul même si certaines scènes, notamment celles en prison, sont assez difficiles à lire car très violentes. Bref, j'ai beaucoup aimé ce roman."

Les derniers avis

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Comment en 2015, dans une France qui se veut "Charlie" depuis janvier ne pas couronner ce livre, hymne contre l'obscurantisme ? Jurés du PDL littérature, saurez-vous sélectionner ces pages qui nous enrobent l'âme ?
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Sahar Delijani nous fait revivre une partie sombre de l’histoire récente de l’Iran. A travers trois générations d’hommes et de femmes de ce pays, elle met au grand jour les destins tragiques réservés aux opposants du pouvoir. Sous le joug de l’extrémisme politique et religieux, ces personnes éprises de liberté ont été confronté, à différentes époques, à la rigidité et à la cruauté des « redresseurs de torts ». L’auteur met en place une toile de fond des plus dramatiques, devant laquelle se révèlent des êtres d’une grande humanité. Les émotions sont exacerbées par le danger perpétuel, les liens se créent dans la douleur. La famille, l’amitié et l’amour deviennent les seules armes permettant sinon de combattre mais au moins de vivre mieux dans cet univers de cauchemar. J’ai compris qu’avec ce roman, Sahar Delijani voulait non seulement témoigner et dénoncer les méfaits dont elle a été victime, mais aussi démontrer le rôle prépondérant que joue le passé sur le futur. Les enfants subissent les résonances de leurs parents et héritent de leur douleur. Ainsi l’Histoire à venir est modifiée par le testament sentimental laissé par les anciens. C’est un roman bouleversant autant par la souffrance que par l’indignation qu’elle procure. J’ai été emporté par ces sentiments qui ne sont finalement que les fondamentaux de la révolution. « Les enfants du Jacarandas » sont de terribles pages de l’Histoire mais de belles pages d’humanité. Un livre libérateur pour l’auteur, nécessaire pour le lecteur, mais profondément triste. J’ai donc été soulagé de sortir de cet enfer et de revenir à mon quotidien.