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A l'ouest rien de nouveau
224
Date de parution: 
14/06/1973
EAN : 
9782253006701
Editeur d'origine: 
Stock

A l'ouest rien de nouveau

Alzir Hella (Adaptateur)

6,10€

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Détails
Collection  

« Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes… »
Témoignage d’un simple soldat allemand de la guerre de 1914-1918, À l’ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant. Il reste l’un des ouvrages les plus forts dans la dénonciation de la monstruosité de la guerre.

"A l'Ouest rien de nouveau" de L Milestone avec Ayres, Wolheim, Wray, Alexander, Summerville

Les coups de coeur des libraires

L'avis de la librairie Decitre

À l'ouest rien de nouveau a donné la parole à l'un de ces jeunes soldats allemands qui vécut l'épreuve de la Grande Guerre. Plus de glorification des faits d'armes, mais l'omniprésence de la mort et le tableau de l'Apocalypse. Le livre est interdit. Il deviendra un film mythique, que les autorités allemandes essaieront de condamner également. Mais la puissance d'évocation de cette oeuvre est telle qu'elle résiste à toute censure. Elle incarne si justement la bêtise et la cruauté infinies des hommes qu'on ne peut que penser au désastre des conflits suivants, à la marque indélébile laissée aux survivants. Écrit à la première personne, au présent, avec une sobriété qui souligne l'horreur quotidienne du front et de la vie dans les tranchées, ce roman nous interpelle du fin fond de l'enfer, dans la plus déchirante intimité.
www.decitre.fr  

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Les derniers avis

3
Un témoignage tout en puissance émotionnelle sur la Première Guerre Mondiale.. Un jeune garçon de 19 ans, et pourtant, le récit est plein de maturité et de lucidité quant à l'issue de cette guerre, et pourtant, il est aussi plein d'espoir. Et c'est surement cela qui lui aura permis de tenir dans l'atrocité. Si j'ai pu lire bon nombre de récit, de témoignages sur la 2nde Guerre Mondiale, il est vrai, je m'en rend compte aujourd'hui, que je n'en avait jamais lu sur la Première. A lire et... à méditer...
3
Blogueur

Mais comment expliquer ce qu’il vit, ce qu’il a vu ? Comment raconter ? « Je m’étais imaginé la permission d’une manière différente. Il y a un an, effectivement, elle avait été tout autre. C’est sans doute moi qui ai changé depuis. Entre aujourd’hui et l’année dernière, il y a un abîme. Alors je ne connaissais pas la guerre. Nous n’avions été que dans des secteurs tranquilles. Aujourd’hui, je remarque que, sans le savoir, je suis déprimé. Je ne me trouve plus ici à mon aise. C’est pour moi un monde étranger. » Qu'elles sont loin les préoccupations d’antan ! J’ai partagé l’agacement du héros, très compréhensible, quand certains civils l’exhortent à continuer le combat, quitte à mourir, ou se permettent de donner leur avis sur la tactique militaire à adopter, alors qu’eux- mêmes ne connaissent rien à la guerre et qu’ils la vivent depuis leur village.

Car tout au long du roman, le lecteur a l’impression d’être aux côtés de Paul et de ses compagnons. Sûrement parce que l’auteur a lui-même vécu cette terrible guerre et a su y mettre une force émotionnelle sans pareille. On peut être Français ou Allemand et entendre la souffrance des hommes. Quelle que soit son origine, ce chant lancinant et criant d’humanité reste profondément marquant, malgré les années qui passent. A ce titre, la scène où Paul tue un Français et assiste impuissant à son agonie est terriblement poignante. Plus qu’un opposant, c’est un homme à qui il a ôté la vie, pour des raisons d’Etat qui le dépassent.

 

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