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L'Unité
336
Date de parution: 
13/11/2013
EAN : 
9782253164500
Editeur d'origine: 
Télémaque (FG)

L'Unité

7,10€

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Parce qu’elle vient d’avoir 50 ans et qu’elle est célibataire, Dorrit est devenue « superflue » et, à ce titre, doit rejoindre l’Unité. Un appartement lumineux et confortable, agrémenté de micros et de caméras de surveillance, lui a été réservé. Un écran de télévision, mais pas de téléphone ni Internet pour communiquer avec l’extérieur… En plus d’être logés, les résidents sont nourris, bénéficient de soins médicaux et peuvent consacrer leur temps au loisir de leur choix. Les nouveaux arrivants sont chaleureusement accueillis… avant d’être affectés à des groupes d’expérimentations médicales humaines. Le corps de Dorrit ne lui appartient plus : à chaque instant on peut lui prélever un organe au bénéfice de ceux qui vivent à l’extérieur et qui sont encore « utiles ». Tout est prévu dans le moindre détail. Sauf une rencontre qui va tout changer.

Les derniers avis

3
D'un côté les "nécessaires. De l'autre, les "superflus". Sont jugés superflus les hommes et les femmes n'ayant pas eu d'enfants et sans compagnon de vie. De ce fait, à 50 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes, ils abandonnent leur vie et sont emmenés à l'Unité. Commence alors leur vie de cobaye au nom de la société. On puise dans les superflus tout ce dont les nécessaires ont besoin pour vivre et survivre : organes, tissus, etc. On expérimente sur les superflus tout un tas de choses afin que les nécessaires n'aient pas à risquer de le faire... Un monde révoltant du point de vue du lecteur mais qui semble tout à fait normal pour la narratrice, Dorrit, placée dans l'Unité à ses 50 ans. Et même si elle n'accepte pas forcément son rôle de superflue, elle s'y accomode plutôt bien, étant malgré tout bien traitée et disposant de tout ce dont elle pourrait avoir besoin. Et pourtant... J'ai été chamboulée par la lecture de ce livre parce que ce monde de fiction pourrait bien devenir le notre. Ca pourrait être nous, les nécessaires ou les superflus. Et je ne suis pas sure que nous aurions les capacités de nous révolter contre cela. Comme Dorrit et les autres, il est plus que probable que nous accepterions notre sort, sans broncher.
3
Une lecture sans répit, les mots sont forts et font naitre une émotion toute particulière sur la Vie et la Mort, sur le Bonheur et l'Amour. Notre propre imaginaire est secoué par l'intensité de ce roman.