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Quiconque exerce ce métier stupide mérite ce qui lui arrive
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Date de parution: 
09/09/2015
EAN : 
9782253017417
Editeur d'origine: 
Grasset

Quiconque exerce ce métier stupide mérite ce qui lui arrive

7,10€

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Qui se souvient de cette folle ambition : le cinéma va changer le monde ? Démiurges au centre de l'intrigue, un trio de meilleurs amis qui vont devenir beaux-frères ennemis : Jean-Pierre Rassam, Claude Berri, Maurice Pialat. La sœur du premier épouse le deuxième, dont la sœur vit avec le troisième. Ils ne vieilliront pas ensemble. Autour d'eux tourne la ronde des seventies : Brigitte Bardot, Jean Yanne, Macha Méril, Jean-Louis Trintignant, Éric Rohmer... Cinéastes grandioses, producteurs têtes brûlées, alcool, poker, sexe et drogue : des vies qui sont des films, des films qui mettent la vie en danger. Car on se tue beaucoup en ce temps-là, quand on joue encore vraiment sa peau avec l'art... Orson Welles peut lâcher sa malédiction ironique : « Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive. »

Une comédie flambeuse et désopilante. Emily Barnett, Les Inrockuptibles.

Un voyage dans le temps décoiffant. Alexandre Fillon, Lire.

Les derniers avis

3
Il n'y a de la part de l'auteur aucune aménité, aucune tendresse pour ce monde-là et ce métier stupide et pourtant fascinant, pour aucun de ces personnages qui flirtent tous avec la folie et le désespoir, et sont décrits ici en une suite d'anecdotes peu reluisantes comme des gens finalement bien médiocres.
3
Blogueur

En prenant le peu connu du grand public Jean-Pierre Rassam, avec ses délires et sa mégalomanie, comme moteur principal de son roman, Christophe Donner lui donne une dimension cinématographique. Et c’est du grand spectacle, à tous les niveaux. Des haines féroces montent les réalisateurs contre les producteurs, les réalisateurs et les producteurs entre eux. L’ambition folle de Rassam le conduit à sa perte. On joue beaucoup d’argent, d’une manière pas si éloignée de celle qui motive les parieurs sur les courses de chevaux. On perd souvent son argent, ce n’est pas une grande surprise.

Mais c’est raconté avec un tel élan qu’il est aisé d’oublier la réalité des personnages, tout ce que nous savions déjà d’eux et à quoi se superpose la vision romanesque qu’en transmet Christophe Donner.