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Stabat Mater
168
Date de parution: 
22/08/2012
EAN : 
9782253164357
Editeur d'origine: 
Christian Bourgois Editeur

Stabat Mater

6,60€

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Cecilia, la narratrice, est orpheline. Elle a été abandonnée à sa naissance et recueillie par l'hospice de la Pietà, à Venise. Chaque jour, masquée et dérobée au regard du public, Cecilia joue du violon. Dans cet univers confiné et reclus, la musique est sa seule source de joie et de réconfort, tandis que chaque nuit elle parle et écrit à cette mère inconnue dont l’absence la fait cruellement souffrir. L'année de ses seize ans, un nouveau professeur de musique vient remplacer le vieil abbé qui officiait auparavant : un jeune prêtre aux cheveux roux, Antonio Vivaldi.

Avec Stabat Mater – qui a obtenu le prestigieux prix Strega -, Scarpa évolue vers une écriture chargée d’émotions, qui, à travers la musique vivaldienne, s’enrichit de nouveaux rythmes, de nouvelles tonalités et de nouvelles architectures. Son roman est un fabuleux rêve de liberté. Fabio Gambaro, Le Monde.

Les coups de coeur des libraires

L'avis de Sylvie de la librairie Mollat

 Les libraires se livrent en 120 livres !
Sylvie du rayon littérature vous invite à découvrir « Stabat mater » de Tiziano Scarpa.
Chaque nuit, au cœur de l'Hospice de la Pieta de Venise, une orpheline de 16 ans écrit des lettres empreintes de solitude et de désespoir à sa mère absente, jusqu'au jour de l'arrivée du nouveau professeur de musique... Hommage vibrant à la Sérénissime et au génie de Vivaldi, ce bref et poignant roman à l'écriture envoûtante, est un fabuleux appel à la liberté.

L'avis des libraires de Mollat, à Bordeaux.

« Stabat mater dolorosa », debout la Mère pleine de douleurs, ce texte sacré qui servit si souvent de thème à de grands compositeurs est aussi le point de départ du nouveau roman de Tiziano Scarpa qui a l'ambition de ressusciter Venise à l'âge baroque.

Pari réussi dès les premières pages puisque nous voilà transportés au tout début du XVIII° siècle, dans un lieu tenu secret au fin fond de l'Hospice de la Piéta. Au cœur de la nuit, une jeune fille de 16 ans, Cécilia, écrit : elle s'adresse à la personne qui lui est la plus proche et la plus lointaine, sa mère qui l'a abandonnée à la naissance et qu'elle nomme « Madame Mère ». Nuit après nuit, elle lui crie et lui écrit son dépit et sa détresse. Quand le désespoir flirte avec la folie, elle est prise d'hallucinations et dialogue avec la Mort qui devient sa compagne et son seul interlocuteur.
Au milieu de ce naufrage, quelque chose malgré tout accroche Cécilia à la vie et la tire de sa mélancolie, c'est le violon qu'elle pratique avec ses consœurs au sein de la maîtrise de la Piéta. Cet ensemble unique est composé de jeunes orphelines dont l'éducation est toute entière tournée vers la musique ; leur talent est incomparable et l'on vient de partout pour les écouter jouer. Seulement voilà, nul ne peut voir leur visage : encadrées par d'austères religieuses, elles sont isolées du public pour respecter leur pureté. Il faut dire qu'elles sont tôt ou tard destinées à être mariées, ou plus précisément achetées par quelque riche famille à la recherche d'une épouse docile et d'un héritier.
Mais un jour, un jeune professeur de musique vient remplacer le vieux curé ennuyeux qui leur sert de maître ; il s'appelle Antonio Vivaldi et un vent de liberté et de sensualité vient souffler sur le couvent lugubre. Une étrange relation se tisse entre Vivaldi et Cécilia, faite de curiosité et d'attraction, mêlée à un peu de jalousie devant tant de talent. Cette rencontre donnera toutefois à la jeune fille la force et l'élan vital qui lui manquaient pour échapper à un avenir sans joie et sans espoir.

Écrit comme un long poème, ce roman magnifique qui réunit la quête d'identité et l'intensité de la musique, a valu très justement à l'auteur le prestigieux prix Strega, l'équivalent italien de notre prix Goncourt.

L'avis de Caroline Paumier, de la librairie Fontaine à Sèvres.

“ Chant à la mère ”

Tiziano Scarpa est vénitien, aime et écrit sur Venise. Il choisit dans son dernier livre traduit en français de nous plonger au 18 ème siècle dans la vie d’une des institutions de la ville mythique, l’Hospice de la pieta, couvent, refuge des jeunes âmes abandonnées à leur naissance. Cette vénérable institution dispense une éducation lettrée et surtout enseigne à ses pensionnaires la musique. C’est là notamment qu’officie un jeune prêtre roux, le père Antonio Vivaldi qui y crée entre autres «Les quatre saisons».
Dans ce roman nous écoutons la voix fragile de la jeune Cécilia, violoniste surdouée qui chaque nuit écrit à la mère qu’elle s’imagine, tente de canaliser son extrême sensibilité dans la musique. Au fil du récit elle s’oppose et s’allie au célèbre compositeur qui lui montre un autre chemin musical mais aussi lui laisse entrevoir d’autres possibilités de vie.
Au frontière de la folie Cecilia se bat pour se libérer de ses obsessions, découvrir sa liberté...
Un roman mystérieux, les amoureux de Venise et de la musique seront comblés.

 

Les derniers avis

3
Blogueur

Roman sensible sur le thème de l'absence d'amour maternel et sur une quête désespérée d'une maman dont l'héroïne ignore tout, Stabat mater a été à juste titre récompensé en Italie. C'est aussi, il faut le préciser, un texte poétique et chargé d'émotions, qui ne pourra pas vous laisser insensible.

3
Blogueur

Stabat Mater est un roman original très bien écrit, poétique et philosophique. Ma lecture fut très agréable et Tiziano Scarpa a su me faire voyager dans son Italie du XVIIIe siècle.