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Today we live
224
Date de parution: 
04/10/2017
Langue: 
Français
EAN : 
9782253069362
Editeur d'origine: 
Le Cherche Midi

Today we live

7,10€

Détails promotions contenus

Détails
Décembre 1944. C'est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de sept ans, à deux soldats américains. Ce sont en réalité des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Ils décident d'exécuter la fillette. Mais au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l’enfant, tue l’autre soldat. Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d'une humanité soumise à l'instinct de survie.
Un roman captivant et troublant, porté par une écriture limpide, et dans lequel aucun personnage n'est blanc ou noir.
 
 
Emmanuelle Pirotte sonde les zones troubles de ces âmes grises qui sont les nôtres.  Jeanne de Ménibus, Elle.
 
Dès son premier roman, Emmanuelle Pirotte impose une voix, un ton, un regard.  François Busnel, L’Express.
 
Un récit comme on en lit rarement.  Amélie Cordonnier, Femme actuelle.
Prix Historia du meilleur roman.

Les coups de coeur des libraires

Captivant

Le choix de VÉRONIQUE BAGARRY, Librairie Points communs, Villejuif :

Renée, la petite fille juive, ne sait pas réellement ce que veut dire cette judéité. Mathias, le soldat allemand, traverse lui aussi de profonds questionnements : qu’est-ce qui a fait de lui une machine à tuer ? Today we live raconte leur fuite et leur rencontre improbable. Ce petit ouvrage vous amènera dans la lumière et la noirceur de chacun. Nous vivons avec eux dans cette ferme, dans cette forêt. Nous voyons tous les personnages tels qu’ils sont, dans leurs contradictions, leurs ambivalences. Personne n’apparaît uniquement bon ou mauvais. Emmanuelle Pirotte nous embarque dans cette histoire improbable et c’est captivant.

Les derniers avis

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Today we live Certains mots, certains prénoms portent en eux leur destinée ! Ainsi, et par une étrange coïncidence, la petite juive, dénoncée, traquée, enlevée, témoin de tant de meurtres et de tortures, se prénomme Renée… ! Alors, peut-être va-t-elle re-naître à une vie plus sereine, plus douce, plus confortable lorsque l’orage de la Seconde Guerre mondiale sera éteint ? Ce roman, fiction dans l’Histoire ou courte séquence de cinéma, tel une caméra, propose des arrêts sur image, des travellings, des zooms en s’attardant ici ou là sur les figures ou les décors de son choix : elle s’infiltre quelque part dans les paysages des Ardennes durant l’hiver 1944, se pose sur certains visages , entre dans les maisons dévastées, s’enfonce dans la boue des sous-bois, et enregistre des injonctions hurlées, des pleurs étouffés, le râle des avions, le bruit sec d’une balle , le cri d’un homme à l’agonie, mais aussi le murmure des âmes, les silences bavards… ! Tout comme le spectateur, le lecteur de ce roman ne peut détacher les yeux de ces pages douloureuses, souvent insoutenables, parfois délicieuses ! Et il observe, interroge et tente de comprendre les comportements de soldats-marionnettes, d’imposteurs, de monstres déshumanisés, de victimes abasourdies, d’êtres terrorisés, de lâches, de peureux, de jaloux… Ce livre, mélange de tendresse, de détresse, de repentance et de violence bien plus qu’un écrit littéraire, se lit comme on regarde et laisse au lecteur la liberté de s’arrêter, de souffrir, de détester, d’aimer, d’espérer… là où bon lui semble .
3
La fin de l’année 1944 est marquée par la contre-offensive des troupes allemandes dans les Ardennes belges. Pour mener à bien ses objectifs, le Führer désigne Skorzeny, l’homme qui vient de libérer Mussolini pour conduire « l’opération Greif ». Celle-ci consiste à créer de nombreuses petites troupes clairsemées, empruntant vêtements et véhicules à l’armée américaine et s’exprimant en anglais. Les informations sont tronquées, la machine fonctionne. De nombreux massacres de civils et de soldats américains sont perpétrés, la population des campagnes est terrorisée. C’est dans ce cadre que Renée, petite fille dont les parents juifs ont disparu, est accueillie à sa sortie d’un institut dans une famille en rase campagne, puis remise au curé de la paroisse qui préfère la protéger en la confiant aux soins de deux soldats américains… en réalité deux allemands infiltrés dans les troupes américaines qui s’apprêtent à exécuter leur proie. Un instinct que l’on ne s’explique pas va modifier le cours des choses et la vie de Renée sera sauve, grâce à Mathias, l’un des deux bourreaux. Commence alors une longue et forte histoire sentimentale, véritable colonne vertébrale du roman dont une ferme constitue le lieu principal de l’épopée d’une famille paysanne abritant avec méfiance, angoisse et risques, des soldats américains ou autres errants. Le sujet, tant de fois évoqué et repris en littérature et au cinéma, ne cesse d’inspirer, et si c’est ainsi que la mémoire se perpétue, tant mieux ! Emmanuelle Pirotte a choisi de mettre l’accent sur la relation entre un soldat SS et une enfant juive ; lui pourrait être le loup, elle l’agneau. Autour de ce plan principal, d’autres scènes s’invitent, peu sont sereines, la plupart sont d’une grande violence. L’écriture est simple, le style sans artifice, mais l’histoire souffre parfois d’incrédulité. Toutefois, en se plaçant dans le contexte romanesque, et en reconnaissant que cette période a été le théâtre de situations étonnantes et complexes, je retiendrai surtout la façon dont l’auteur exprime les peurs, l’angoisse ambiante, et par-dessus tout, dont elle dresse le portrait des deux principaux protagonistes, Mathias et Renée. Là encore, peut-on croire qu’un enfant ayant vécu de tels drames puisse, non seulement se relever, mais s’ériger en une Jeanne d’Arc pour défendre sans état d’âme son royaume le plus précieux, sa relation avec Mathias? C’est un roman.