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Vers le sud
240
Date de parution: 
28/03/2012
EAN : 
9782253156666
Editeur d'origine: 
Grasset

Vers le sud

6,90€

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Le Sud. Lumineux. Sensuel. Séduisant. Tous les personnages de ce roman en subissent l'attrait. Ils en rêvent, ils s'y rendent. Pourquoi pas Haïti ? Et les voici, Occidentaux prisonniers de valeurs utilitaires, charmés par la chaleur, la lumière, les couleurs, les corps. Propriétaires de bar ou femmes d'affaires new-yorkaises, ils quittent les illusions de la réussite pour dériver doucement vers une nouvelle vie. Ils y feront de troublantes découvertes. Corps blancs, corps noirs...

Un peu comme le Douanier Rousseau, il offre dans ses romans un univers incroyablement riche, qui doit beaucoup à la peinture et mobilse tous nos sens. François Vey, Le Parisien.

L’auteur entrelace le désir et l’argent, la misère sexuelle des riches, et la vraie, celle des pauvres. Une fièvre à donner des sueurs froides. Patrick Grainville, Le Figaro littéraire.

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Le Sud. Lumineux. Sensuel. Séduisant. Tous les personnages de ce roman en subissent l'attrait. Ils en rêvent, ils s'y rendent. Pourquoi pas Haïti? Et les voici, Occidentaux prisonniers de valeurs utilitaires, charmés par la chaleur, la lumière, les couleurs, les corps. Propriétaires de bar ou femmes d'affaires à New York, ils quittent les illusions de la réussite pour dériver doucement vers une nouvelle vie. Ils y feront de troublantes découvertes. Corps blancs, corps noirs...

3
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Ce roman est un recueil de nouvelles dont les protagonistes peuvent se retrouver d’un récit à l’autre. Le décor est Haïti, île qui n’offre pas grand avenir à une génération de jeunes gens paumés Fanfan, Chico et Denz, qui par nécessité ou par facilité vit de combines et a recours à la prostitution. Dans les quartiers riches de Port-au-Prince, confinent en vase clos des expatriés américains et européens. Les divisions de classe sociales, les préjugés de ce microcosme fondent dans les bras de filles pulpeuses ou d’éphèbes du pays. Les femmes blanches du Nord cinquantenaires, attirées par la chaleur, la lumière, le repos qu’offrent les plages paradisiaques de l’île, retrouvent un regain de jeunesse et se découvrent une sexualité exacerbée auprès de jouvenceaux cyniques à peau d’ébène.

Est-ce le charme des tropiques qui guérit des frustrations sexuelles, de l’impuissance ou de la frigidité, des tabous raciaux ? Est-ce l’envoutement vaudou qui rend un être imbu de valeurs morales organisateur de partie fines, entremetteuse, voyeuse, assoiffé(e) de sexualité débordante ? Quelle folie pousse telle autre à plaquer mari, enfants, confort et aisance matérielle et financière pour tomber dans les bras d’un humble paysan et partager son destin dans une misérable maison à flanc de montagne ?

Mieux qu’un reportage ou qu’un plaidoyer, ce roman troublant, voire choquant, plein de sensualité, d’érotisme, mais aussi de crudité, expose, par son réalisme, toute l’ambiguïté du tourisme sexuel. Des échanges « donnant-donnant » et « perdant-perdant » (pour ce qui concerne le respect de soi), dans lesquels chacun trouve son compte,  s’établissent ici entre personnes adultes et consentantes. La dernière nouvelle de Dany LAFERRIÈRE laisse entendre que cet échange n’est pas exempt des résidus du colonialisme, les uns assouvissant la violence de leur désir grâce à leur argent, les autres apaisant leur « furieux désir de la chair du maître ». Qui domine l’autre ? Répondre est bien difficile !