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Danser au bord de l'abîme
288
Date de parution: 
03/01/2018
Langue: 
Français
EAN : 
9782253071389
Editeur d'origine: 
JC Lattès

Danser au bord de l'abîme

7,30€

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Détails
« Moi, je crois au premier regard, maman. Je crois à la première impression. Je crois au langage de la chair. Au langage des yeux. Au vertige.
À la foudre.
— Ce à quoi tu crois, ma petite fille, cela aboutit au chagrin. »
Il y a les promesses que l’on se fait à vingt ans, et les rencontres que nous réserve le hasard. Il y a le bonheur que l’on croyait tenir, et celui après lequel on court. Il y a l’urgence à vivre.

Beaucoup de subtilité et de justesse. Une émouvante partition sur les éblouissements et les ravages du désir. Bernard Lehut, RTL.

À mesure que l’histoire, tragique, se déploie, c’est comme si Grégoire Delacourt prenait lui aussi son envol. Rien que pour ces fulgurances, éloges à l’indulgence et à la vie, Danser au bord de l’abîme mérite d’être lu. Lou-Eve Popper, Lire.

Les coups de coeur des libraires

Un récit un rythme original, mélancolique mais jamais triste.

PASCALE BRAGARD, de la Librairie Anagramme, à Sèvres (92), vous conseille : 

Emma, femme accomplie dans sa vie de mère aborde la quarantaine avec ennui. Elle se laisse doucement porter par le quotidien, partagée entre un travail peu intéressant et une vie de famille trop lisse. Mais, un jour, au détour d’un café, elle croise le regard d’un homme. Ce bref instant va bouleverser son existence, et faire remonter ses angoisses et ses doutes. Mais peut-on repousser ses limites quand il s’agit d’atteindre le bonheur ? C’est donc tout en finesse et subtilité que l’auteur brosse le portrait de cette femme qui, finalement, ressemble à chacune de nous. Elle n’est pas une héroïne. Elle est simplement une épouse, une mère qui revendique sa féminité et se nourrit du regard de l’autre. Pour renforcer cette image, l’auteur va jusqu’à imaginer un parallèle avec « La chèvre de Monsieur Seguin », qui, « au bord de l’abîme », préfère courir le risque de mourir que de renoncer à sa liberté. Car cette liberté est avant tout le fil conducteur du roman et c’est uniquement au nom de cette liberté qu’Emma sera capable de tout quitter. Cette construction apporte au récit un rythme original, mélancolique mais jamais triste.

Les derniers avis

5
Blogueur

Emma est une femme d'une quarantaine d'année, épouse depuis près de 18 ans de Olivier, mère de Manon, Louis et Lèa. Emma est heureuse. Elle s'épanouit dans sa vie de femme, de mère, d'épouse. Malgré les années, elle aime toujours sincèrement Olivier, et l'aimera toujours. Mais il manque quelque chose à Emma. Quelque chose qu'elle trouve un jour, au détour d'une brasserie. De la brasserie André. Au détour d'un regard, de celui d'Alexandre.

Grégoire Delacourt décrit en quelques pages la beauté d'une renaissance. Une femme fanée qui revit dans le regard d'un inconnu, qui s'épanouit dans un regard instantanément . Elle quitte tout et l'on a du mal à le comprendre. Comme tout a chacun, on la juge, la critique mais ça ne dure pas. Car qui sommes-nous pour faire cela ? Qui ? Personne. Rien. C'est ce que l'auteur cherche à nous faire comprendre, encore une fois, la compréhension est le maître mot de cette histoire. Puis la beauté. La beauté de l'amour, du pardon, de la compréhension, de l'être humain.

C'est à si méprendre, à plusieurs reprises j'ai stoppé ma lecture pour me dire "Mince, c'est un homme qui écrit". C'est assez surprenant car Grégoire Delacourt vit son personnage, il l'habite complètement. Et surtout à la perfection. Utilisant les mots justes, adaptés à ce type de récit. Différentes émotions sont utilisées idéalement, la peine, la douleur, le déchirement des séparations. C'est beau. Presque poétique. Une ode à l'amour selon moi. A la vie.

Le destin bouleversé par une rencontre, par une pulsion, une attirance. L'aventure poignante d'une femme qui décide de prendre le petit plus qui manque tant à son bonheur. Ce livre entre dans mon top 10 des livres favoris, bien évidement. Une de mes plus belles lectures à n'en pas douté. Une lecture que j'ai eu mal de terminée. Il m'a été difficile de quitter Emma, qui m'a pris au coeur par son authenticité, son entièreté. 

Gregoire Delacourt a ajouté un petit plus qui a sublimé ma lecture. Des passages, une référence à "La chèvre de Monsieur Seguin" d'Alphonse Daudet. Sûrement mon livre préféré qu'en je n'étais qu'une fillette. Voila comment on signe un magnifique coup de coeur.

2
Blogueur

Première découverte de l'auteur et grosse déception. Je n'ai pas été transportée, je ne me suis pas attachée aux personnages, j'ai même trouvé Emma, la protagoniste, profondément ennuyeuse et simplette. Je n'ai pas aimé le discours qui plane dans l'ombre. Le discours qui désigne clairement cette femme comme une "pauvre" femme, guidée par ses désirs de femme et non son cerveau. Une pauvre femme qui n'hésite pas à quitter mari et enfants pour un homme a qui elle n'a pratiquement jamais adressé la parole. Je n'ai pas aimé l'image dévalorisante de cette femme, incapable de réfléchir raisonnablement. Vraiment dommage car j'ai vraiment apprécié la qualité d'écriture de Grégoire Delacourt. Je pense que c'est simplement le choix du personnage et du sujet en lui-même qui a fait défaut - pour ma part. La profonde misogynie des mots, des réflexions et mises en situation m'a vraiment gênée et exaspérée.