«Mademoiselle Albertine est partie!» s’alarme Françoise à l'ouverture de l’avant-dernier volume d’À la recherche du temps perdu. Étouffée par la jalousie de son amant, Albertine s’enfuit sans crier gare, laissant le héros en proie à la douleur de l’absence. Au drame et à la souffrance qui imprègnent les pages, répond l’émerveillement provoqué par la Sérénissime, voyage tant attendu par le jeune homme. Venise donne vie à une prose passionnée et érudite sur l’art, et remet en même temps le narrateur sur la voie d’une vocation trop longtemps délaissée.
Ce roman, intitulé d’abord La Fugitive puis Albertine disparue, est d’autant plus original qu’il fut publié de façon posthume et dans une version remaniée par Robert Proust, désireux de parfaire le grand œuvre interrompu par la mort de son frère en 1922. Il faut attendre 1986 et la découverte d’une seconde dactylographie, alors inédite, pour prendre la mesure de la complexité des enjeux éditoriaux. Pour la première fois, les deux versions du texte sont réunies au sein d’un même volume pour donner à voir l’une des questions littéraires les plus passionnantes du xxe siècle.
Édition de Louise Lavaud.
Ce roman, intitulé d’abord La Fugitive puis Albertine disparue, est d’autant plus original qu’il fut publié de façon posthume et dans une version remaniée par Robert Proust, désireux de parfaire le grand œuvre interrompu par la mort de son frère en 1922. Il faut attendre 1986 et la découverte d’une seconde dactylographie, alors inédite, pour prendre la mesure de la complexité des enjeux éditoriaux. Pour la première fois, les deux versions du texte sont réunies au sein d’un même volume pour donner à voir l’une des questions littéraires les plus passionnantes du xxe siècle.
Édition de Louise Lavaud.
