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Le Diable, tout le temps
408
Date de parution: 
03/01/2014
EAN : 
9782253175889
Editeur d'origine: 
Albin Michel

Le Diable, tout le temps

7,90€

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De l'Ohio à la Virginie-Occidentale, de 1945 à 1965, des destins se mêlent et s'entrechoquent : un rescapé de l'enfer du Pacifique, traumatisé et prêt à tout pour sauver sa femme malade ; un couple qui joue à piéger les auto-stoppeurs ; un prédicateur et un musicien en fauteuil roulant qui vont de ville en ville, fuyant la loi… La prose somptueuse de ce premier roman de D. R. Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages. Un univers terrifiant que la critique n’hésite pas à comparer à ceux de Flannery O'Connor, Jim Thompson ou Cormac McCarthy.
 

C’est un roman monstrueux qui se subit comme un fléau biblique dans une langue d’un autre temps. On n’a rien lu d’aussi dévastateur depuis des années. Nicolas Ungemuth, Le Figaro Magazine.

Pollock sublime l’immoral, touche par sa prose lumineuse et donne ici un livre marquant, bien dans la démesure américaine. Liliane Kerjan, La Quinzaine littéraire.

Prix Mystère du Meilleur Roman étranger
2013
Grand Prix de la littérature policière du Festival America
2012

Les derniers avis

3
Blogueur
Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs, En ce temps béni de l'Avent, j'aimerais faire appel à toute votre miséricorde. Oui, je me disais que si le Bon Dieu (à supposer qu'il existe, mais je ne polémiquerai pas là-dessus, c'est bientôt Noël) a lu un jour « le Diable, tout le temps », il a dû se choper une dépression de tous les ... diables et devenir schizophrène tendance lourde (c'est pas lui qui a créé Lucifer?), au point de se faire tout petit dans un coin de son paradis et de disparaître de la circulation terrestre (ce qui, soit dit en passant, expliquerait bien des choses, mais je ne polémiquerai pas là-dessus – Bis). Et que si le Bon Dieu lui-même s'en lave les mains, il ne reste plus que nous, pauvres lecteurs, pour nous inquiéter du sort du troupeau de brebis égarés que sont les personnages de D. R. Pollock. Pourtant, ce n'est pas comme si la religion était absente du roman, au contraire. Mais – mon Dieu ! - elle y est complètement instrumentalisée, dévoyée, à des fins perverses ou fanatiques, par des prêcheurs qu'on dirait de pacotille s'ils n'étaient pas d'aussi dangereux psychopathes. Et comme si ça ne suffisait pas, on se rend compte qu'il faut aussi se méfier du shérif corrompu jusqu'à l'os et du couple (certes un peu louche) qui embarque gentiment les auto-stoppeurs pour les prendre en photo. Tout ça sur une période de vingt ans dans une région aussi charmante et accueillante que le Midwest post 2ème guerre mondiale. Jesus Christ ! Dans quel monde on vit... Ne vous y trompez pas, si j'ai l'air de tourner ça à la rigolade, c'est justement pour déplomber la chape qui tombe sur le lecteur dès les premières pages. Noirs, malsains, monstrueux sont les agissements des protagonistes, tous irrécupérables (sauf peut-être Arvin), tous occupés à assouvir leurs désirs, leurs fantasmes ou leur vengeance sans la moindre bribe de considération ou de respect pour leurs semblables. Ca m'a rappelé un passage d'une chanson de Jean-Jacques Goldman (Juste quelques hommes) : « Au plus sauvage, où renoncent les fauves Dans les grands marécages où les humains pataugent Au bout du mal, où tous les dieux nous quittent Et nous abandonnent Dans ces boues noires où même les diables hésitent » Ici, le diable n'hésite pas, il est là, tout le temps, et il nous captive et nous scotche au livre jusqu'à la fin et au-delà. Cet enfer est écrit tellement magistralement que ça tient sûrement d'un miracle. Allez, je vais chercher ma bouteille de vin de messe, c'est ma tournée.
3
Un premier roman presque addictif qui vous plonge dans l'Amérique profonde des années 50-65 avec ses superstitions, ses fanatismes religieux et ses crimes monstrueux. Que des personnages de déjantés pervers et illuminés ! Une très belle découverte !