«Dès les premières pages, il sait. Il est comme un chasseur qui suit une trace. Concentré, recueilli, il passe deux doigts de la main gauche sur sa lèvre supérieure. C’est un acte précieux, délicat, doux. Il est tout entier là, dans ce rituel.» Il est drôle, irrévérencieux, de mauvaise foi. Flamboyant au charme fou, un peu voyou, il marque mal. Il incarne la Maison. Autour de lui, une famille d’auteurs. Les livres qu’il publie sont comme ses enfants, il les porte, les protège, les défend. Il est l’Éditeur. Et, comme la littérature, il résiste à toute définition. Il s’appelait Jean-Marc Roberts. À travers son souvenir, Capucine Ruat, éditrice auprès de lui durant quinze ans, raconte l’édition, cette passion brûlante. Et, sous sa plume subtile, ce créateur inclassable rejoint enfin la tribu des personnages de roman.
Sa voix était veloutée et sa détermination, guerrière. Jean-Marc Roberts est mort en 2013, mais il est toujours là, vivant, drôle et combatif, au cœur du récit que lui consacre Capucine Ruat. Jérôme Garcin, Le Nouvel Obs.
Sa voix était veloutée et sa détermination, guerrière. Jean-Marc Roberts est mort en 2013, mais il est toujours là, vivant, drôle et combatif, au cœur du récit que lui consacre Capucine Ruat. Jérôme Garcin, Le Nouvel Obs.
