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Les Batailles d'Hastings
128
Date de parution: 
11/05/2016
EAN : 
9782253098669
Editeur d'origine: 
Finitude

Les Batailles d'Hastings

5,90€

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Espèce d'idiote ! Pourquoi tu m'as fait ce coup-là ? Pourquoi ? Je ne t'aimais pas beaucoup, d'ailleurs personne ne t'aimait. Alors pourquoi moi ? Pour que je n'oublie jamais ce que j'ai vu quand j'ai ouvert la porte de notre chambre au Collège d'Hastings ? Tu avais pourtant l'air heureuse, l'autre jour au match de rugby et puis après au pub. Tu étais presque jolie, j'étais même jalouse.
Tu m'emmerdes, Cynthia, et je ne savais pas qu'on pouvait avoir tant de chagrin.
 
Éric Haviland explore avec beaucoup de délicatesse le moment si fugace et pourtant si crucial où un événement dramatique fait basculer une adolescente dans l'âge adulte.
 
 
Savant dosage entre la Virginia Woolf de Mrs Dalloway et la Sofia Coppola de Virgin Suicides, le beau roman d’Eric Haviland charme avec son élégance feutrée et sa douleur diffuse. Alexandre Fillon, Sud-ouest.

C’est touchant, sans être sentimental, vert, sans être mièvre. Jérôme Garcin, L’Obs

Les derniers avis

3
Blogueur

J’ai aimé l’ambiance « Cercle des poètes disparus », ce vase clos du pensionnat où les adolescentes endeuillées sont livrées à elles-mêmes face à la mort. L’auteur décortique avec finesse la complexité de leurs sentiments face au décès d’une camarade qu’elles appréciaient peu, mais à qui la mort crédite davantage de sympathie. La culpabilité de Eleanor, qui partageait la chambre de la jeune fille, est bien traitée. « Un pas de plus aurait suffi mais elle était passée au bord du gouffre sans le voir. »

3
Blogueur

Les batailles d’Hastings est un récit assez court qui parle de deuil, des réactions intenses et variées suite à l’annonce du suicide. Eleanor, de son côté, va devoir surmonter sa découverte avec tout le stress post-traumatique qui accompagne les flashs et réminiscences qui ne cessent de la hanter. Des images qui, en quelques instants, ravagent tout en Eleanor et arrache chaque membre du pensionnat à sa vie du moment pour les précipiter dans une réalité terrible. Eleanor veut se montrer forte et s’isole de plus en plus. Elle va dans un premier temps se sentir coupable de ne pas avoir su. Puis vont s’ensuivre une sorte de honte par rapport aux autres qui décident de chanter aux obsèques de Cynthia, de la colère envers elle-même et envers son amie, du désespoir.. Tous ses sentiments sont parfaitement retranscrits par l’auteur, dans des degrés différents, dans une ambiance toute particulière. Eleanor quitte brutalement l’espace confiné de l’enfance pour celui des adultes.