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Les Villes de la plaine
408
Date de parution: 
02/09/2015
EAN : 
9782253179214
Editeur d'origine: 
Wespieser Sabine

Les Villes de la plaine

7,30€

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Dans une civilisation antique imaginaire, mais qui éveille en nous un curieux sentiment de familiarité, le scribe Asral se voit chargé de produire une copie neuve des lois. Grâce aux questions naïves de son garde Ordjéneb, il s'avise bientôt que la langue sacrée qu'il transcrit est vieillie et que la vraie fidélité à l'esprit du texte consisterait à le reformuler, afin qu'il soit à nouveau compris tel qu'il avait été pensé quatre ou cinq siècles plus tôt. Peu à peu, cependant, le doute s'installe. Qui était Anouher, législateur mythique dont on a presque fait un dieu ? Ces lois qui soumettent à un contrôle de chaque instant la vie publique, les relations privées et jusqu'au corps des femmes, sont-elles toutes de sa main ? Et Asral a-t-il plus de chances de le savoir un jour que de se faire aimer de Djinnet, un jeune chanteur du faubourg des vanniers ?

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Voilà, avec ce roman, je pense qu'il va falloir que j'allonge (encore) la liste de mes auteurs préférés ! ! Et croyez moi, je suis très difficile quant aux critères d'entrée.
Mais là, impossible de faire autrement : le roman se déroule dans une antiquité non située, ni temporellement, ni géographiquement, sur une plaine qui semble désertique et au sein de laquelle se dressent deux villes rivales : Sir la fière et Hénab l'accueillante.
Le grand talent de Diane Meur est ainsi à plusieurs niveaux : tout d'abord, on a l'impression en lisant ce récit, de par sa construction, son style, sa façon d'exposer les événements et de les lier entre eux, de lire réellement un texte antique : la façon de raconter, le choix des ellipses, tout nous plonge au coeur d'une autre civilisation, dont les référents culturels nous sont complètement étrangers et où l'individu n'a d'existence que par sa place au sein du groupe.
Mais, et c'est là que le tour de force est impressionnant, elle rompt son contrat narratif en étoffant les personnages d'Asral et d'Ordjéneb, sans "abîmer" cet effet de texte antique. Elle réussit ainsi à introduire dans son récit des histoires d'amour, au sens moderne mais aussi médiéval du terme et des évolutions dans la psychologie des personnages.
Voilà pour le style. Quant à l'histoire, elle est tout simplement fabuleuse.
 

Les derniers avis

3

C’est dans une Antiquité imaginaire que Diane Meur a choisi de plonger le lecteur. Et pourtant, comme elle semble réelle cette ville de Sir ! Vibrante, humaine, dure aussi, sa réalité ne fait aucun doute et l’on peut la sentir, la dessiner même.
Avec son grand talent de conteuse – que j’avais déjà beaucoup apprécié dans Des vivants et des ombres - Diane Meur nous entraîne dans le sillage de ce scribe en proie au doute, qui mène un travail d’archéologue pour découvrir les origines et les secrets de sa ville. Et plus il doute, plus Ordjéneb gagne en assurance pour aider et soutenir son maître, qui ne se fera pas que des amis en osant toucher à ce qu’il y a de plus sacré.

Epopée, histoire d’amour, personnages remarquables, réflexion sur l’interprétation des lois par ceux qui gouvernent… ce roman contient tous les ingrédients pour séduire un grand nombre de lecteurs. Cette incursion dans l’Antiquité est un plaisir à chaque page, qui procure un dépaysement absolu qu’il est bien agréable de goûter, que l’on soit passionné ou non par cette période. Alors ne vous en privez pas !

3

Les villes de la plaine est un roman profondément attachant, mais aussi profondément juste, dans le sens où il pousse le lecteur vers ce qu’il a de meilleur. L’écrivain espagnol Rafael Chribes écrit dans La stratégie du boomerang (1) : « Il n’y a pas d’ordre romanesque sans point de vue, ce qui revient à dire qu’il n’y a pas de roman si l’auteur n’y met pas à l’épreuve son bagage éthique. (…) On parle d’éthique et on croit entendre des violons, alors que, depuis toujours, ce mot porte en lui une charge offensive de chagrin et de violence » et c’est ce qui semble à l’œuvre ici