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Seul le silence - Prix choix des libraires 2010
608
Date de parution: 
26/08/2009
EAN : 
9782253125273
Editeur d'origine: 
Sonatine

Seul le silence - Prix choix des libraires 2010

8,40€

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Détails
Thème 
Collection  

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes.
Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…
Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

Prix des lecteurs du livre de poche - Choix des libraires
2010

Les coups de coeur des libraires

L'avis de la Librairie La Réserve (Mantes-la-Ville)

"Seul le silence" n’est pas seulement un thriller, un registre dans lequel ou pourrait hâtivement le classer, mais aussi d’un grand roman sur le Sud rural des Etats-Unis, sur la perte de l’innocence, l’histoire d’une vie gâchée, broyée en raison d’une promesse non tenue.

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L'avis de Gérard Collard de la librairie La Griffe Noire (St-Maur-des-fossés)

Pas de mots pour traduire le suspense, l’intelligence, la qualité de ce policier. Remboursé si pas satisfait.
http://www.lagriffenoire.com/

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Les derniers avis

3
Blogueur
"Seul le silence commence à New York alors que Joseph vient d’abattre un homme qu’il a cherché toute sa vie, qu’il est lui-même blessé et qu’il se sent partir vers un autre monde. Des morceaux de cette scène sont réparties tout au long du roman narré par Joseph lui-même et qui raconte tout ce qu’il a traversé pour en arriver là. Son histoire est complexe, dure, incroyable. Elle est magistralement racontée. Est-elle finalement un polar ? Son développement, sa psychologie, sa mythologie, ses références la font plus ressembler à ce qui est appelé de la littérature, de la grande littérature."
3
Blogueur
L’édition de poche classe ce livre dans les « thrillers ». Je ne suis pas vraiment d’accord. Il ne s’agit pas ici d’un de ces polars sanglants actuels à l’écriture simple (simpliste), à l’intrigue complexe et, surtout, au rythme effréné, qui se lit dans le noir en quelques heures stressantes. Amateurs de ce genre-là, passez votre chemin, vous seriez déçus. Non, Seul le silence est moins un thriller qu’un roman noir machiavélique, où le récit s’écoule lentement sous une chape lourde et mélancolique, étouffante et implacable comme peut l’être le soleil de Géorgie. Lenteur, d’abord : le récit commence en 1939 et s’étale sur plus de 30 ans et 600 pages. Il nous est raconté chronologiquement par le narrateur, Joseph Vaughan, et est entrecoupé de courts passages qui indiquent le dénouement (sans nuire au suspense). Lenteur également simplement due à l’époque, où les courriers se transmettaient encore par la poste et où relier New York à la Géorgie était un voyage éprouvant de dizaines d’heures de bus. Lourdeur, mélancolie, parce que l’histoire est sordide : pendant des années, un prédateur sexuel massacrera un nombre inouï d’innocentes gamines, en Géorgie et dans les Etats voisins, sans qu’on ne relève jamais le moindre indice. On croira à un moment que le coupable s’est désigné lui-même, mais parfois il y a un gouffre entre ce qu’on a envie de croire et la vérité… Etouffant, parce que le narrateur est encore un enfant quand le 1er meurtre est commis. Plus tard, lui-même découvrira le cadavre de l’une des petites filles. Traumatisé par ces horreurs comme peut l’être un enfant de 12 ans, il restera hanté à vie par ces visages innocents, culpabilisant de n’avoir pas su les protéger avec ses copains du club des Anges Gardiens. Etouffant aussi parce que Joseph n’aura aucun répit tout au long de sa vie, entre ces meurtres et le sort qui s’acharne sur lui (un peu trop d’ailleurs…vraiment trop pour un seul homme). A peine quelques rayons de soleil avec les femmes de sa vie, puis grâce à son ami Paul. Implacable parce qu’on sait dès le départ que le récit s’achemine vers la confrontation entre Joseph et le coupable, dont l’identité, en ce qui me concerne, est restée indécise jusqu’aux 50 dernières pages (j’ai longtemps hésité entre 3 ou 4 personnes). Et tout ça fait que c’est magnifique même si les faits sont horribles. Malgré certaines longueurs et certains personnages trop « idéaux », j’ai beaucoup aimé l’atmosphère, l’écriture, le style. Beaucoup d’avis font référence à Truman Capote, d’autres à Steinbeck, moi j’ai pensé à William Styron : l’épisode de Brooklyn m’a rappelé « le choix de Sophie ». J’ignore si les autres livres d’Ellory sont aussi bons, mais j’y goûterai…