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Mère Cuba
320
Date de parution: 
07/09/2011
EAN : 
9782253134589
Editeur d'origine: 
Stock

Mère Cuba

7,10€

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Animatrice de radio, suspendue d’antenne, Nadia Guerra obtient une bourse pour Paris, mais l'art n'est pas sa seule motivation ; elle part aussi à la recherche de sa mère, Albis Torres. Elle va finalement la retrouver à Moscou. En fouillant dans ses affaires, elle retrouve le journal que celle-ci tenait à Cuba, à la veille de la Révolution, une époque cruciale, journal dans lequel elle fait, notamment, le portrait de l’héroïne révolutionnaire Celia Sánchez. Mère Cuba, dans la lignée de Tout le monde s'en va, nous immerge au cœur d'une génération qui porte un héritage révolutionnaire aussi lourd que fascinant, mettant à nu la mémoire de la nation cubaine tout entière.

Une poésie des instants […] qui laisse en lecture un étonnant sentiment de proximité avec ce « pays de personne » où le « temps est sépia » et la « douleur salée ». Xavier Houssin, Le Monde des livres.

Les coups de coeur des libraires

L'avis d'Emmanuelle Taillardas de la librairie L'Orange bleue (Orange)

Ouvrir Mère Cuba c'est comme s'asseoir dans une demeure délabrée de La Havane et appuyer sur le bouton "on air"

Un dimanche de septembre à Manoque, Pascal Quignard faisait une lecture de son dernier livre. Mais la foule si dense a si vite envahie le parquet de la salle minuscule qu'il a fallu trouver à s'occuper ailleurs. C'est comme ça, sur une pointe de déception, que j'ai atterrie devant la brune et sémillante Wendy Guerra.
Wendy Guerra a l'air d'avoir à peu près 12 ans et demi. Sa bio indique pourtant qu'elle est née en 1970 à La Havane. Ses cheveux chinois sont coupés au carré et retombent en une frange ultra courte au milieu du front. Une coupe d'écolière. Avec sa marguerite renversée en guise de jupe, elle a l'air de débouler tout droit d'entre les pages d'Alice au pays des merveilles. A son bras, installé dans un panier, un micro chien de la race Yorkshire fixe le public d'un air bien moins assuré que sa maîtresse. Devant elle, s'élèvent en piles des exemplaires de Mère Cuba (Stock), pépite rose bébé au milieu des tables avachies sous le poids de la rentrée littéraire. C'est une manière de suite à Tout le monde s'en va (Stock, LGF). La narratrice a grandi et changé de nom. Nieve est devenue Nadia Guerra, demi homonyme de l'auteur. Elle a certes gagné un patronyme mais immédiatement l'on songe à la proximité du prénom Nadia avec le substantif "nadie" (personne) et le pronom "nada" (rien). Personne Guerra, Rien Guerra. N'être rien pour être tout le monde ou comment la fiction personnelle doit accéder à celle plus grand nombre. L'autofiction non pour se raconter mais pour écrire la vie. La vie de tous ces jeunes cubains nés de ceux qui ont fait la révolution. En plein cyclone, en pleine crise, le seul lien avec l'extérieur reste la radio. D'aussi loin que je m'en souvienne, la radio a toujours été là la bande son de ma vie». Ouvrir Mère Cuba c'est comme s'asseoir dans une demeure délabrée de La Havane et appuyer sur le bouton "on air".

L'avis d'Olivier Schittenhelm de la librairie L'Escale Littéraire (Paris)

C'est une époque pour le moins charnière de l'histoire de Cuba qui ressurgit

Nadia Guerra est une jeune artiste et animatrice de radio, qui se bat contre l'oubli. Elle obtient une bourse pour Paris. Mais ce qui la préoccupe le plus est de retrouver sa mère, car avec elle a disparu une partie de son enfance (Albis Torres l'a abandonnée alors qu'elle n'avait que 10 ans), mais également une partie de la mémoire de Cuba. Elle la retrouve à Moscou, mariée, mais atteinte d'Alzheimer. Nadia va la ramener dans son pays natal. Presque par hasard, elle va retrouver le journal que cette femme tenait à Cuba à la veille de la Révolution. Elle y lira le portrait de Celia Sanchez, cette héroïne révolutionnaire qui fut la première épouse de Fidel Castro. A travers ses lectures, les souvenirs de sa mère gravés sur le papier, c'est une époque pour le moins charnière de l'histoire de Cuba qui ressurgit.