Vous êtes ici

Parleur ou les chroniques d'un rêve enclavé
448
Date de parution: 
16/03/2016
EAN : 
9782253133018
Editeur d'origine: 
Au Diable Vauvert

Parleur ou les chroniques d'un rêve enclavé

8,10€

Détails promotions contenus

Détails
Collection  

 
« Le Dogme est une hiérarchie qui entend ordonner le monde à sa convenance, sous prétexte que l’individu n’en est qu'une infime partie. Alors il dicte ce qu’il convient pour chacun sans qu’il revienne à tous la même part. Il flatte les puissants afin de croître dans leur ombre. Il rassure les faibles afin qu’ils s’en tiennent à leur impuissance. Le Dogme est une machine à conserver le monde en l’état. Qui, à part les puissants, peut s’en contenter ? »
 
Face aux rois, aux nobles, au clergé, à une Ghilde obsédée par sa richesse, les habitants de Macil, accablés par le poids de l’impôt, luttent contre la famine et les pillards. Sur la Colline, quartier de cette cité médiévale, règnent recruteurs, faiseurs de dîme et de gabelle. Un curieux pèlerin, vagabond visionnaire que les Collinards appelleront « Parleur », va y introduire les rêves de justice d’un poète assassiné.

Les derniers avis

3
Je tiens à remercier Le Livre de Poche pour m’avoir fait parvenir le roman d’AYERDHAL, Chroniques d’un rêve enclavé. L’histoire se déroule dans une cité médiévale, Macil, où les habitants sont accablés par les impôts et luttent pour survivre. C’est à l’époque où les rois, les seigneurs et le clergé font la loi. Sur la Colline, quartier de cette cité, les villageois voient arriver un vagabond qui va leur redonner de l’espoir et introduire dans leur vie des rêves de justice. La révolte gronde… Chroniques d’un rêve enclavé est paru initialement paru aux Editions Au diable Vauvert mais la version poche est édité chez les Editions le Livre de Poche. Son prix est de 8,10 euros pour 448 pages. La couverture est bien réussie et reflète le contenu du livre. L’écriture d’Ayerdhal est agréable. Vini est celle qui nous raconte l’histoire de la Colline. C’est une jeune femme dont le frère a été assassiné car ce qu’il disait dérangeait les puissants. Elle est courageuse et indépendante. Parleur est le nom donné au vagabond qui arrive un jour sur la Colline et s’y installe. C’est un homme qui rêve d’un monde où tous seraient égaux. Il sait se faire écouter et les villageois vont le suivre dans ces rêves de justice. Vini et Parleur sont nos deux personnages principaux. Ensemble, et aidés par de fidèles amis, ils vont tenter de changer la vie sur la Colline. Ce livre traite de l’inégalité entre la vie des hommes. Il y a les puissants (rois, seigneurs, clergé…) et les autres, ceux qui travaillent pour les premiers toute leur vie et qui vivent dans la misère. L’autre point soulevé par l’auteur est le soutien dans le malheur. Quand les personnes se regroupent, la vie est plus simple pour chacun. Ce roman est intéressant, agréable et rapide à lire et donne à réfléchir. Les personnages sont toujours en action. A lire
3
Blogueur

Je ne connaissais pas Ayerdhal avant d’apprendre son décès en fin d’année dernière. L’émoi autour de sa disparition m’a appris qu’il était un homme respecté et un auteur consacré dans le milieu de l’imaginaire.
Touchée malgré moi par cette perte, j’ai saisi l’occasion de la réédition de certains de ses titres aux éditions du Livre de Poche afin de découvrir ses écrits.
Je n’ai pas regretté mon choix car il m’a bouleversé.
Pourtant, au départ, il m’a fallu un petit temps d’adaptation avant d’entrer dans le texte. Celui-ci est en effet écrit avec beaucoup de style. Chaque phrase est importante et demande d’être concentré pour en saisir la nuance et la subtilité. J’ai mis du temps avant de comprendre pourquoi la lecture de ce texte m’a semblé si inhabituelle : le récit est trop bien écrit. Je veux dire par là qu’à l’heure où une grande partie des textes sont écrits de manière presque orale, avec des mots et des syntaxes d’aujourd’hui, l’essence du style littéraire se perd souvent au profit d’un texte rapide et « pauvre ». Contrairement à cette tendance, Ayerdhal est riche, soigné, et empli d’une grande sagesse.

La fin du roman est également très émouvante, elle m’a bouleversée. L’auteur ne s’interdit rien pour aller au bout de ses idées, et on ferme le roman secoué, mais plus éclairé que lorsqu’on l’a commencé.
Chroniques d’un rêve enclavé est une invitation au questionnement sur notre propre condition et ce que l’on pourrait apporter à une communauté en tant qu’individu.
Un livre à lire et à ne jamais oublier.