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Ta mort sera la mienne
384
Date de parution: 
06/01/2016
EAN : 
9782253095132
Editeur d'origine: 
Sonatine

Ta mort sera la mienne

7,30€

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Le Red Cliffs Lodge, un motel tout confort situé dans l’Utah, accueille une promotion d'étudiants pour un séminaire littéraire. Le cadre est idyllique, le séjour s'annonce bien. Le premier soir, un homme casqué descend de moto et sort un fusil à pompe de son sac. Le rêve tourne au cauchemar.
Au cœur de la fusillade, Jillian, terrifiée et assourdie par les détonations, trouve refuge dans une chambre où se terre déjà Karen, la conseillère d'éducation. À voix basse, elles commencent à parler. Karen en est sûre : elle connaît le tueur. Et si ce massacre n'avait rien de gratuit ?
Un thriller hors norme d’une actualité et d’une justesse saisissantes.

Glaçant. Philippe Blanchet, Le Figaro Magazine.
On en sort essoufflé, les nerfs en pelote, en se disant qu’il faut vraiment retenir ce nom : Fabrice Colin. François Barrère, Midi libre

Les derniers avis

3
Blogueur

L’auteur livre son récit dans un style syn­copé, avec des phrases courtes, un voca­bu­laire dyna­mique ren­forcé par l’utilisation du pré­sent, même pour les retours, nom­breux, dans le passé. Un passé qui pèse lourd. Donald n’a jamais admis l’effondrement de deux tours jumelles un 11 sep­tembre, Troy est à jamais mar­qué par son enfance dans une secte, une enfance faite de mau­vais trai­te­ments, de tor­tures. Karen pour sa part, regrette cer­tains des actes qu’elle a dû accep­ter de faire. Petit à petit, le puzzle se recons­ti­tue. Petit à petit, une logique et une cohé­rence appa­raissent.
Avec Ta mort sera la mienne Fabrice Colin, dont on connaît le talent pour construire des intrigues d’une rare effi­ca­cité, ne déroge pas à sa répu­ta­tion. Il offre un récit d’une actua­lité et d’une jus­tesse remarquables.

3
Blogueur

Dans ce roman, qui sort de l’ordinaire, au lieu du sempiternel  triangle amoureux  de certains de nos romans bien franchouillards, nous découvrons un « triangle familial ».

Fabrice Colin tente, dans ce livre à  forte intensité dramatique, de répondre à la question que chacun s’est posée au moment où l’un de ces drames s’est produit : que se passe-t-il dans la tête des tueurs ? Pourquoi cet acharnement aveugle contre des innocents, parfois de tous jeunes enfants ? Car, contrairement aux assassinats perpétrés par Anders  Breivik en Norvège ou Mohamed Merah en France, il n’y a pas chez ceux-là de motivations idéologiques. Il s’agit plutôt d’un dysfonctionnement psychique qui peut renvoyer dans certains cas à la construction de la personnalité pendant l’enfance. Un domaine qui intéresse aussi bien les psys... que les romanciers.  

C’est cet angle-là que Fabrice Colin a choisi pour son roman, avec la description méthodique des ravages que peut produire chez de tout jeunes enfants leur immersion dans une secte. La secte se nomme ici Le Refuge, un nom d’une ironie terrible quand on sait le sort que celle-ci réserve aux enfants des disciples, qui deviennent des proies innocentes, meurtries, bientôt détruites.

 

Nous comprenons peu à peu l’incompréhensible ; comment une femme, que beaucoup admirent, va se laisser piéger par les discours fumeux d’une secte et de sa charismatique femme gourou ; comment elle accepte de sacrifier son enfant au bon plaisir des responsables de la secte ; comment elle va réagir lorsque la secte sera démantelée, après avoir compris que des actes accomplis au nom de principes tordus d’amour universel aboutissaient dans la pratique à leur exact opposé.

L’écriture de Fabrice Colin est d’une réelle originalité. On pourrait la qualifier de « pointilliste » : des phrases très courtes, parfois hachées, qui vont droit à l’essentiel, d’une grande simplicité, mais qui s’articulent de  façon telle que leur lecture vous donne peu à peu accès à un univers foisonnant, d’une grande richesse.

À la fin du roman, quand le lecteur peut prendre du recul et mesurer l’ampleur du travail et les détails de l’œuvre, il s’aperçoit que ce livre n’est pas seulement un suspense d’une grande intensité, mais aussi une réflexion d’une grande intelligence sur l’influence subtile et pernicieuse que peuvent avoir les sectes sur certains esprits, comme sur l’influence de certaines formes « d’éducation », capables de détruire des individus et de les transformer dans le même temps en destructeurs.